Traduire la "dominicanidad" de Junot Diaz dans "The Sun, the Moon, the Stars" et "Wildwood"

Description
Title: Traduire la "dominicanidad" de Junot Diaz dans "The Sun, the Moon, the Stars" et "Wildwood"
Authors: Parent, Diane
Date: 2013
Abstract: Originaire de la République dominicaine, Junot Díaz est un écrivain dominico-américain, qui a émigré aux États-Unis à l’âge de 7 ans avec sa mère et son frère aîné, venus rejoindre le père qui les avait précédés cinq ans auparavant. Fort du succès de son roman, The Brief Wondrous Life of Oscar Wao, qui lui a mérité le prix Pulitzer en 2008, et de ses deux recueils, Drown (1996) et This How You Loose Her (2012), l’auteur occupe une place importante dans la sphère littéraire américaine, comme le montre la thèse. Deux de ses nouvelles, "The Sun, the Stars, the Moon" et "Wildwood" sont analysées et traduites dans la présente thèse, de même que leur traduction en français est commentée. La thèse montre en outre comment la nouvelle est un genre littéraire qui sert bien le texte diazien, sa poétique et son esthétique. "The Sun, the Moon, the Stars" et "Wildwood" sont de bons exemples du style inimitable de l’auteur, dont les principales caractéristiques sont le rythme syncopé de sa phrase et l’usage du spanglish. Le persillage textuel qui résulte de la présence de l’espagnol dans des textes rédigés en anglais perturbe et interrompt le lien narratif. Il représente aussi pour l’auteur une stratégie linguistique au service de son projet politique, qui est d’affirmer sa dominicanité et de s’adresser directement à ses compatriotes dominicano-américains afin d’avoir un dialogue avec eux, mais aussi avec son lectorat blanc pour lui rappeler que l’anglais et l’espagnol s’influencent mutuellement aux États-Unis. La langue de Diaz est sonore, imagée, son ton est oral et informel, le registre est tantôt populaire, voire grossier, tantôt relevé. Vecteur d’identité et de culture, les expressions grossières ou vulgaires ponctuent les propos de Yunior, le narrateur de "The Sun, the Moon the Stars", comme s’il s’agissait d’un tic langagier. Dans "Wildwood", la formule juratoire se retrouve davantage dans la bouche de la mère colérique de Lola, la narratrice, que chez la jeune fille en quête d’une autre vie loin de sa mère, du New Jersey, de Paterson, de l’espagnol. Traduire en français la langue de Diaz qui mêle l’anglais à une sorte d’argot dominicano-américain relève d’une gageure, d’autant plus que le traducteur canadien doit choisir entre une variété de français trop hexagonale et une variété de français trop québécoise. Dominican-born writer Junot Díaz emigrated to the United States at age 7, with his mother and older brother, to join his father, who had emigrated five years earlier. The success of Díaz’s 2008 Pulitzer Prize–winning novel, The Brief Wondrous Life of Oscar Wao, and two short story collections, Drown (1996) and This Is How You Lose Her (2012), has made him an important figure in the U.S. literary world, as will be shown in this thesis. This thesis includes an analysis and commented French translation of two of his short stories, namely “The Sun, the Moon, the Stars” and “Wildwood.” It also discusses the ways in which the short story is a literary genre that suits Díaz’s text, poetics and aesthetics. “The Sun, the Moon, the Stars” and “Wildwood” are good examples of the author’s inimitable style, which is characterized by syncopated sentence rhythms and the use of Spanglish. English sentences are peppered with Spanish, which interferes with and breaks up the narration. Díaz uses Spanglish also as a language strategy that serves his political agenda, namely to affirm his Dominican roots and engage his fellow Dominican-Americans in a direct dialogue, and to remind white readers that English and Spanish influence each other in the U.S. Díaz’s language is musical and vivid, his tone, informal and conversational, and his register, sometimes colloquial—or even vulgar—and sometimes literary. Coarse and vulgar expressions are conveyors of identity and culture that punctuate the statements of Yunior, the narrator in “The Sun, the Moon, the Stars,” like a verbal tic. In “Wildwood” the cursing and swearing come more from the mouth of the furious mother of Lola, the narrator, than from the young woman herself, who seeks a life far from her mother, her home town Paterson, New Jersey, and Spanish. Translating Díaz’s language, a combination of English and a kind of Dominican-American slang, into French is challenging, especially since translators in Canada are faced with choosing between varieties of French that are either too Parisian or too Québécois.
URL: http://hdl.handle.net/10393/23991
http://dx.doi.org/10.20381/ruor-2898
CollectionThèses, 2011 - // Theses, 2011 -
Traduction et interprétation // Translation and Interpretation - Publications
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