Éduquer, inspirer et émerveiller : L’agriculture urbaine sociale et collective à Santropol Roulant
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Depuis plusieurs années, l’engouement pour l’agriculture urbaine ne cesse de s’accroitre au sein de la population et du milieu académique. Dans la littérature scientifique, plusieurs études la représentent de façon contradictoire et nombreux éléments demeurent sous-étudiés. Pour tenter d’apporter de nouveaux savoirs et enrichir sa compréhension, je me suis basée sur cette question de recherche : comment et pourquoi les organismes communautaires et les personnes qui y sont impliquées mènent-elles des projets d’agriculture urbaine sociale et collective (AUSC)? J’ai effectué une étude de cas sur un organisme communautaire montréalais qui mène des projets de jardinage et des collectifs d’apiculture, de récolte de fruits, de mycologie et de compostage : Santropol Roulant. Pour répondre au ‘comment’, j’ai focalisé sur les pratiques agricoles et sociales de ses projets. Pour ce qui est du ‘pourquoi’, j’ai étudié les représentations que l’organisme a de ses pratiques et de l’AUSC de façon générale. Afin de comprendre les liens entre les pratiques et les représentations, j’ai mobilisé le cadre conceptuel des formes de vie de Jaeggi (2018) que j’ai complémenté du concept d’imaginaire radical (Khasnabish, 2019). Les résultats de la recherche montrent que les projets d’AUSC impliquent non seulement des pratiques agricoles, mais également des pratiques d’inclusion sociale, comme la redistribution et la reconnaissance, et d’éducation populaire, telles la sensibilisation, l’expérimentation et le partage empirique des savoirs. Dans leur ensemble, ces pratiques sont performées afin de transformer le système alimentaire pour qu’il soit sain, juste et durable, dans une perspective systémique. // Over the past few years, the popularity of urban agriculture has grown steadily among the general public and academics alike. In the scientific literature, several studies present it in contradictory ways, and many elements remain understudied. In an attempt to contribute new knowledge and understanding, I focused on this research question: how and why do community organizations and the people involved in them carry out collective urban social agriculture (CUSA) projects? I carried out a case study of a community organization located in "Montréal" that runs gardening projects and collectives for beekeeping, fruit harvesting, mycology and composting: Santropol Roulant. To answer the 'how' part of the question, I focused on the agricultural and social practices of these projects. As for the 'why', I studied the organization’s representations of its practices and of CUSA in general. In order to understand the links between practices and representations, I mobilized Jaeggi's (2018) conceptual framework of forms of life, which I complemented with the concept of radical imagination (Khasnabish, 2019). The research findings show that CUSA projects involve not only agricultural practices, but also practices of social inclusion, like redistribution and recognition, and of popular education, such as awareness-raising, experimentation and empirical knowledge-sharing. As a whole, these practices are performed in order to transform the food system so that it is healthy, fair and sustainable, in a systemic perspective.
Description
Keywords
agriculture urbaine, agriculture urbaine sociale et collective, organisme communautaire, pratique, représentation, forme de vie, imaginaire radical, changement social, système alimentaire, urban agriculture, collective urban social agriculture, community organizations, practices, representations, forms of life, radical imagination, social change, food system
