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Deux décisions de la Cour Suprême du Canada sur le suicide médicalement assisté de Rodriguez (1993) à Carter (2015) : parle-t-on toujours du même geste ?

dc.contributor.authorPilliat, Gabrielle
dc.contributor.supervisorCauchie, Jean-François
dc.date.accessioned2017-10-30T17:39:05Z
dc.date.available2017-10-30T17:39:05Z
dc.date.issued2017
dc.description.abstractAvec l'arrêt Carter (2015), la Cour Suprême du Canada (CSC) a statué que les articles 14 et 241b) du Code criminel canadien (CCC), prohibant le suicide médicalement assisté, étaient inconstitutionnels. Elle bouleversait de ce fait un jugement émis par la Cour Suprême en 1993 (arrêt Rodriguez). Que s’est-il passé entre 1993 et 2015 pour qu’une décision juridique aboutisse à des conclusions si différentes ? Afin de répondre à cette question, nous sommes retournées dans le passé et avons pu voir que la médicalisation de la société, la sécularisation de la mort et la décriminalisation progressive du suicide, constituaient autant de facteurs permettant de comprendre pourquoi, en 2015, certaines personnes demandaient le SMA. Inspirée d'une démarche inductive, notre analyse des deux arrêts de la CSC ne nous a pas permis de répondre à notre question initiale comme telle, mais elle a su identifier des bougés substantiels sur trois thématiques : 1) la valeur de la vie, 2) le statut et le rôle du patient et 3) le rôle et le statut du médecin. Alors qu'en 1993, la vie est vue comme sacrée en tant que telle et doit être protégée ; elle reste essentielle en 2015, mais vaut surtout pour sa qualité (subjective). Dans ce contexte, le choix personnel de mettre fin à une vie sans qualité devient légitime (sous certaines conditions). Ensuite, si le patient est globalement réduit à sa vulnérabilité et à son manque de discernement en 1993, il est réhabilité en 2015 dans sa capacité à poser des jugements et à faire des choix éclairés, certes nécessairement sous l'égide d'une autorité médicale. Enfin, mis en doute, voire mis en cause quant aux garanties morales qu'il pouvait donner à la société en 1993, le médecin devient le garde-fou éthique par excellence en 2015.en
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10393/36882
dc.identifier.urihttp://dx.doi.org/10.20381/ruor-21154
dc.language.isofren
dc.publisherUniversité d'Ottawa / University of Ottawaen
dc.subjectSuicide médicalement assistéen
dc.subjectAide médicale à mouriren
dc.subjectMédicalisation de la sociétéen
dc.subjectMédicalisation de la morten
dc.subjectSuicideen
dc.subjectSouffranceen
dc.subjectDignitéen
dc.subjectAutonomieen
dc.subjectMourantsen
dc.subjectSéquestration des mourantsen
dc.subjectCaractère sacré de la vieen
dc.subjectQualité de la vieen
dc.subjectChoixen
dc.subjectVieen
dc.subjectLibertéen
dc.subjectMédecinen
dc.subjectVitalisteen
dc.subjectVulnérableen
dc.subjectCrimeen
dc.subjectNaturalisationen
dc.titleDeux décisions de la Cour Suprême du Canada sur le suicide médicalement assisté de Rodriguez (1993) à Carter (2015) : parle-t-on toujours du même geste ?en
dc.typeThesisen
thesis.degree.disciplineArtsen
thesis.degree.levelMastersen
thesis.degree.nameMAen
uottawa.departmentCriminologie / Criminologyen

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