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ILOB - Mémoires // OLBI - Research Papers

Permanent URI for this collectionhttp://hdl.handle.net/10393/49814

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Now showing 1 - 5 of 5
  • Item type: Submission ,
    Comment la politique des langues officielles est-elle implantée dans la fonction publique canadienne et comment influence-t-elle l'expérience professionnelle des francophones?
    (2025) Paul, Frandley; Levasseur, Catherine
    Ce mémoire examine l’implantation de la politique des langues officielles dans la fonction publique canadienne et son impact sur l’expérience professionnelle des francophones. En prenant la forme d’une revue narrative de la littérature, mon mémoire examine l’évolution historique, législative et institutionnelle du bilinguisme officiel au Canada, notamment depuis l’adoption de la Loi sur les langues officielles de 1969, sa réforme en 1988, les modifications en 2005 et sa modernisation en 2023. Ce mémoire met en évidence un écart persistant entre les garanties juridiques d’égalité linguistique et leur mise en œuvre concrète dans les milieux de travail fédéraux. Malgré des avancées importantes en matière de droits linguistiques, l’anglais demeure dominant dans la pratique au sein de la fonction publique fédérale, ce qui limite l’utilisation effective du français comme langue de travail et influence les possibilités d’avancement des francophones.
  • Item type: Submission ,
    Structures de gouvernance et certifications linguistiques comme gatekeepers pour l’immigration et la mobilité professionnelle et académique : le cas de la langue française en Colombie
    (2023-08) Peña Ramírez, Cindy Paola; Jezak, Monika
    À l’ère de la mondialisation, le français est une des langues étrangères dites « internationales » offrant de nouvelles possibilités académiques et professionnelles aux Colombien.ne.s. La problématique liée à son apprentissage et évaluation m’est bien connue. Je suis Colombienne et je travaille comme enseignante de français langue étrangère (FLE) notamment avec de jeunes adultes et des professionnel.le.s junior et sénior qui souhaitent commencer des études universitaires en France ou suivent déjà un programme de double diplôme, postulent à un programme de Master ou de Doctorat en France ou travaillent dans une filière industrielle française. C’est dans cette optique qu’elles ou ils décident de suivre des cours de français pour ensuite certifier leur niveau de compétences. Ces certifications, notamment le Diplôme d’études en langue française (DELF) et le Diplôme approfondi en langue française (DALF), deviennent une condition sine qua non les autorisant à entamer leur projet. Quant au DELF-DALF, je suis évaluatrice et correctrice depuis 13 ans et, plus récemment, je suis devenue formatrice des évaluateur.trice.s et correcteur.trice.s de ces épreuves. De plus, j’ai vécu moi-même l’expérience de l’évaluation langagière en tant que candidate. À la suite de mes expériences en tant qu’évaluée, enseignante et évaluatrice de FLE, j’ai commencé à m’interroger sur les mécanismes par lesquels un pays comme la France, appuyée entre autres par le Cadre commun européen de référence pour les langues (CECRL) et par ses structures de gouvernance, s’impose sur le système d’évaluation de la langue française en Colombie, sur les institutions qui y sont impliquées, ainsi que sur le DELF-DALF comme des gatekeepers pour accéder aux opportunités académiques en France, ou professionnelles en France et en Colombie. Par le projet qui fait l’objet de ce mémoire de maîtrise, je m’interroge sur la légitimité du système d’évaluation du FLE en Colombie, et je propose des pistes de réflexion sur les alternatives de certification dans ce pays. Afin d’atteindre cet objectif, j’effectue une revue critique des écrits, autant ceux scientifiques que ceux de littérature grise. Premièrement, je passe en revue des écrits portant sur les concepts de colonialisme, néocolonialisme, pensée décoloniale, mondialisation, néolibéralisme, impérialisme linguistique dans le domaine de l’enseignement et l’évaluation des langues, et gouvernementalité, puisque c’est sur ces concepts que s’appuiera mon analyse critique des phénomènes observés en Colombie. Deuxièmement, je passe en revue les structures administratives françaises qui soutiennent la certification DELF-DALF et je les place dans leur contexte historique, sociopolitique et idéologique. Troisièmement, je présente la situation actuelle de l’enseignement et de la certification du français en Colombie ainsi que ses implications pour l’immigration et la mobilité professionnelle et académique des Colombien.ne.s. Cette partie du mémoire permet également d’analyser les tenants et les aboutissants de ce système, ainsi que de discuter de façons alternatives qui seraient envisageables pour certifier les acquis en FLE en Colombie dans une perspective décolonisante. Finalement, je présente une discussion à propos de ce que cette analyse apporte dans le domaine de la recherche, ses limites et les futures pistes de réflexion et de recherche.
  • Item type: Submission ,
    Politique linguistique dans l'éducation en Haïti
    (2024-08) Jean-Baptiste, Djeride Ernst; Beverly Baker
    Bien que tous les Haïtiens parlent le créole haïtien (kreyòl) et que la plupart des haïtiens ne parlent que le kreyòl, la langue d'enseignement dominante dans les écoles haïtiennes est le français, une langue coloniale qui n'est parlée couramment que par une petite minorité d'environ 3-5%. Cependant, les efforts visant à démocratiser le système éducatif en utilisant le kreyòl comme langue principale d'enseignement (LPE) se heurtent à la résistance de multiples secteurs aux intérêts divers. Après quelque 45 ans d'efforts en vue d'une réforme nationale de l'éducation basée sur la langue maternelle, la mise en œuvre n'est jamais complète. Les récentes politiques éducatives du Ministère de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) sèment encore plus de confusion dans le processus, malgré quelques légers signes de progrès. Dans ce mémoire, j'analyse les discours contradictoires sur la nouvelle politique linguistique introduite par le MENFP en 2021, 2022 et 2023 et je cherche à comprendre le contexte et les indications à saisir pour surmonter la résistance à cette politique. D'abord, je décris le débat actuel, dans lequel le MENFP utilise un discours de bilinguisme équilibré et bilinguisme fonctionnel avec confusion pour souligner que l'introduction d'un curriculum à dominante kreyòl peut être un chemin efficace pour favoriser la réussite scolaire de plus d'élèves. Je retrace l'histoire discursive de ces conflits, à la lumière des idéologies et politiques linguistiques présentes dans la société haïtienne. J'essaie aussi d'identifier certains éléments de cette histoire qui peuvent aider à recadrer quelques aspects du débat actuel.
  • Item type: Submission ,
    Impact du sentiment d’insécurité linguistique sur les apprenants en contexte postsecondaire canadien : les causes, les manifestations et les conséquences sur l’identification linguistique et sur la réussite éducative et scolaire
    (2024-08-31) Dumont, Léa; Catherine Levasseur
    Ce mémoire présente l’impact du sentiment d’insécurité linguistique (IL) chez les apprenants en contexte postsecondaire canadien. L’objectif était de dresser un portrait de l’état des connaissances sur le phénomène de l’IL, en explorant ses causes, ses manifestations et ses conséquences sur l’identification linguistique et sur la réussite scolaire et éducative des apprenants. Face à la diversité linguistique canadienne, où se côtoient la majorité anglophone, les minorités francophones (hors Québec), les peuples des Premières Nations, Inuits et Métis, ainsi que les locuteurs issus de l’immigration, il était pertinent d’étudier les rapports hiérarchiques entre les langues et leurs locuteurs, où la langue majoritaire est souvent dominante dans les rapports sociaux. Les inégalités linguistiques et sociales se transposent au sein des établissements universitaires où les apprenants, en plus de devoir s’adapter à la variété légitime valorisée par leur institution, doivent aussi composer avec la variété linguistique ou la langue de leurs pairs. C’est dans ces contextes que peut émerger le sentiment d’IL chez les locuteurs de variété ou de langue minoritaire, associé à un sentiment d’illégitimité envers leurs pratiques linguistiques, qui peut avoir une influence dans plusieurs sphères de leur vie, tant au plan académique, professionnel que personnel. La revue de littérature explore d’abord les causes de l’IL dans leur multiplicité et leur complexité. Ce sentiment peut être le résultat des idéologies linguistiques implantées au sein des structures sociales et politiques du milieu, qui sont intériorisées par les locuteurs sous forme de représentations linguistiques et au sein de leur habitus linguistique. L’IL peut également émerger dans les interactions sociales en réaction aux discriminations linguistiques. Les manifestations de l’IL peuvent être aussi diverses que leurs causes et peuvent prendre différentes trajectoires. Elles peuvent prendre forme par une hypersensibilité à des traits linguistiques stigmatisés et par un sentiment de honte, par des comportements d’évitement, des changements linguistiques, des commentaires métalinguistiques négatifs et par des comportements involontaires ou inconscients. Hormis les manifestations physiques, sociales et psychologiques, l’IL peut avoir des conséquences sur l’identification linguistique des locuteurs, pouvant même mener à l’assimilation à la langue majoritaire. Ce sentiment peut influencer la réussite scolaire des apprenants, affectant leur confiance en leurs compétences linguistiques, leur performance scolaire et l’appropriation du métier d’étudiant. L’IL peut aussi nuire à la réussite éducative des étudiants, influençant leur participation aux activités et leurs interactions en milieu scolaire, leur motivation à poursuivre leurs études dans une langue, et, à long terme, leur cheminement scolaire et professionnel. L’IL est aussi associée à des problèmes de santé mentale, puisqu’elle peut porter atteinte au bien-être et contribuer au développement d’émotions négatives, dont le stress et l’anxiété. Ainsi, ce mémoire met en évidence l’impact considérable que l’IL peut avoir sur les individus et les collectivités. Il démontre également la nécessité d’un travail de sensibilisation, de collaboration et d’éducation à ce phénomène, et offre des pistes de solutions afin de favoriser la sécurité linguistique dans les milieux scolaires, telles que valoriser le plurilinguisme, l’inclusivité et sortir du cadre scolaire.