L’Autre japonaise vue par l‘industrie musicale américaine : Appropriation vocale et mutisme
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Résumé
Cet article examine les représentations orientalistes de la femme japonaise dans les prestations et les vidéoclips de quatre chanteuses populaires (Katy Perry, Nicki Minaj, Gwen Stefani et Avril Lavigne) à la lumière de la théorie d‘Edward Said. L‘industrie musicale américaine réifie la féminité orientale en suivant deux modèles de représentation : d‘une part, les interprètes s‘approprient la voix de l‘Autre en prenant l‘habit de la geisha, associée à une image romantique du Japon prémoderne; d‘autre part, elles utilisent les produits culturels du Japon contemporain et ses habitantes comme accessoires rehaussant leur originalité et leur prestige en tant qu‘artistes. Dans les deux cas, il n‘y a pas de dialogue possible, car l‘Autre est un objet silencieux.
Description
Mots-clés
orientalisme, Edward Said, industrie musicale, Japon, États-Unis, vidéoclip
Citation
Cross, Geneviève. “L’Autre japonaise vue par l‘industrie musicale américaine : Appropriation vocale et mutisme.” Confetti: A World Literatures and Cultures Journal / Un journal de littératures et cultures du monde, vol. 4, 2018, pp. 56-79.
