La trajectoire institutionnelle et le modèle de gouvernance de l'agriculture biologique en Afrique subsaharienne : Le cas de l'initiative I-AEB
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La montée en popularité de l’agriculture biologique a suscité l’élaboration de différentes législations pour encadrer ce type de production à l’international. Cela dit, avec seulement une norme régionale de certification biologique dans la région, l’Afrique subsaharienne prend du retard quant à cette structuration du secteur de l’agriculture. Par conséquent, afin de mieux comprendre l'émergence des politiques de l’agriculture biologique en Afrique subsaharienne, cette recherche se propose d’analyser son contexte institutionnel sous l’éclairage de l’approche du néo-institutionnalisme historique, de la notion de dépendance au sentier ainsi que du concept de gouvernance. Une étude de cas a été menée soit celle de l’Initiative de l’agriculture écologique et biologique (I-AEB). L’analyse s’appuie sur la méthode du traçage des processus, afin de faire ressortir la trajectoire institutionnelle. Nous avançons que la trajectoire institutionnelle de l’agriculture biologique a été influencée par la période des politiques libérales du 20e siècle qui a introduit de nouveaux acteurs non-gouvernementaux. Ce sont surtout ces derniers qui créent des programmes afin de propulser le secteur biologique. Nous observons que l’institutionnalisation de l’agriculture biologique en Afrique se matérialise dans une dynamique de gouvernance basée principalement sur la collaboration d’une pluralité d’acteurs. C’est d’ailleurs à la suite de plaidoyers des acteurs non étatiques auprès des gouvernements que les politiciens ont été encouragés à mettre en place des politiques d’agriculture biologique en Afrique et non l’inverse.
