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Démocratie c. Souveraineté : Constitutionnaliser l’idéal de la liberté comme non-domination avec et contre Philip Pettit

dc.contributor.authorBérubé, Sylvain
dc.contributor.supervisorCouture, Jean-Pierre
dc.date.accessioned2025-11-27T17:30:50Z
dc.date.available2025-11-27T17:30:50Z
dc.date.issued2025-11-27
dc.description.abstractCette thèse problématise le concept de souveraineté dans la théorie de l’État développée par le philosophe et théoricien politique néorépublicain Philip Pettit dans The State (2023). Plus spécifiquement, la thèse avance l’argument que le recours au concept de souveraineté est superflu pour penser les fondements constitutionnels de l’État au sein de la tradition républicaine. À travers l’intervention critique des travaux antérieurs de Pettit et d’autres auteurices (néo)républicain·es, je propose qu’une théorie républicaine de la démocratie permet d’outrepasser le lexique souverainiste. La liberté comme non-domination est envisagée comme étant inhérente à une démocratie ancrée dans la pratique et les relations entre les citoyen·nes, tout comme entre les citoyen·nes et l’État. Articulée autour d’une histoire des idées politiques, la thèse fait état des critiques formulées par les auteurices de la tradition républicaine à la théorie absolutiste et indivisible de la souveraineté de manière à suggérer que ce concept, en dépit des efforts de reconceptualisation menés par Pettit, demeure problématique sur deux fronts. D’abord, j’argumente que la théorie pettitienne de la souveraineté ne permet pas d’échapper à la difficulté que pose l’enjeu de la hiérarchisation des sources propres à la souveraineté. À cet égard, le cas contemporain de la jurisprudence qui a entouré la reconnaissance de la souveraineté autochtone dans la trilogie Haïda montre que le concept de souveraineté mène à reconduire les violences coloniales perpétrées par l’État canadien. En ce sens, j’argumente que le lexique souverainiste, ne s’inscrivant pas dans l’ontologie proprement relationnelle et praxéologique que j’attribue au constitutionnalisme républicain, ne permet pas la mise en œuvre de la liberté comme non-domination. Enfin, j’argumente que les dimensions délibératives et contestataires de la théorie démocratique de Pettit sont suffisantes pour penser à la constitution de l’État à travers l’action citoyenne et l’idéal relationnel de la non-domination. En s’appuyant sur une conception indéterminée du peuple, cette thèse illustre ultimement comment un modèle bidimensionnel de la démocratie fondé sur le contrôle qu’exercent les citoyen·nes sur l’État permet d’établir sa légitimité et d’assurer son autorité sans avoir recours à l’imaginaire du Souverain.
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10393/51105
dc.identifier.urihttps://doi.org/10.20381/ruor-31561
dc.language.isofr
dc.publisherUniversité d'Ottawa | University of Ottawa
dc.subjectPhilip Pettit
dc.subjectnéorépublicanisme
dc.subjectsouveraineté
dc.subjectdémocratie
dc.subjectliberté
dc.subjectnon-domination
dc.subjectlégitimité
dc.subjectpublic
dc.subjectaction
dc.titleDémocratie c. Souveraineté : Constitutionnaliser l’idéal de la liberté comme non-domination avec et contre Philip Pettit
dc.typeThesisen
thesis.degree.disciplineSciences sociales / Social Sciences
thesis.degree.levelDoctoral
thesis.degree.namePhD
uottawa.departmentÉtudes politiques / Political Studies

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