Après le rideau de fer : le paradoxe du cinéma postcommuniste bulgare
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Résumé
Trente ans après la chute du rideau de fer, le paysage cinématographique bulgare a subi de changements majeurs. Malgré la similitude des expériences du Bloc de l’Est, sa trajectoire diffère de celle d’autres pays ex-communistes. Ce mémoire examine la particularité du cas du cinéma postcommuniste bulgare. L’analyse s’articule autour de deux concepts des études culturelles et de la sociologie : la nostalgie postcommuniste ainsi que le balkanisme.
Le premier chapitre du mémoire fait un tour d’horizon des recherches menées sur le sujet, précise l’approche théorique et les concepts, et introduit le cinéma bulgare. Le second chapitre étudie les représentations du communisme dans les œuvres analysées. Cette observation du cinéma bulgare se fait en deux temps : d’abord, les représentations dites « négatives », où le communisme est illustré comme un régime oppressif ; puis, les représentations plus modérées, alors que l’ire fait place à une désillusion de la situation d’aujourd’hui. Le troisième et dernier chapitre de ce mémoire se penche sur le paradoxe de l’identité bulgare. Il examine l’ambiguïté
identitaire causée par le complexe d’infériorité bulgare telle que représentée dans les films et par un retour au nationalisme dans le cinéma.
