Mobilisations populaires et changements politiques en Afrique du Nord: Une analyse du « Printemps arabe » en Égypte et Tunisie
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Ce mémoire de recherche s'organise autour d'une analyse des évènements qui ont secoué les sociétés de l'Afrique du nord depuis décembre 2010. En se concentrant sur
deux cas d'études, soit l'Égypte et la Tunisie, il s'intéresse aux reconfigurations de pouvoir engendrées par les soulèvements populaires. L'analyse est divisée en trois
chapitres thématiques: Les régimes autoritaires, les mobilisations populaires et les reconfigurations du pouvoir. La première section effectue un retour sur l'état de la recherche scientifique sur les
régimes autoritaires arabes et fait la lumière sur ceux d'Hosni Moubarak et de Zine Abidine Ben Ali. On observe notamment que les méthodes de gouvernance qui auront permis à ces dictateurs de perdurer peuvent également expliquer les éléments de faiblesse
ayant mené à leur chute. La seconde partie de l'analyse se concentre sur les divers aspects des
soulèvements populaires. On remarque en particulier que les mouvements de protestation contre les régimes possèdent des ramifications historiques et qu'ils constituent une
alliance entre plusieurs groupes composant les sociétés. Parmi ceux-Ce mémoire de recherche s'organise autour d'une analyse des évènements qui ont secoué les sociétés de l'Afrique du nord depuis décembre 2010. En se concentrant sur
deux cas d'études, soit l'Égypte et la Tunisie, il s'intéresse aux reconfigurations de pouvoir engendrées par les soulèvements populaires. L'analyse est divisée en trois
chapitres thématiques: Les régimes autoritaires, les mobilisations populaires et les
reconfigurations du pouvoir. La première section effectue un retour sur l'état de la recherche scientifique sur les régimes autoritaires arabes et fait la lumière sur ceux d'Hosni Moubarak et de Zine
Abidine Ben Ali. On observe notamment que les méthodes de gouvernance qui auront permis à ces dictateurs de perdurer peuvent également expliquer les éléments de faiblesse
ayant mené à leur chute. La seconde partie de l'analyse se concentre sur les divers aspects des soulèvements populaires. On remarque en particulier que les mouvements de protestation
contre les régimes possèdent des ramifications historiques et qu'ils constituent une alliance entre plusieurs groupes composant les sociétés. Parmi ceux-ci, on compte les jeunesses égyptiennes et tunisiennes qui ont constitué le véritable moteur des
mobilisations, ainsi que les syndicats de travailleurs et les partis islamistes, qui ont pris
un rôle non-négligeable dans l'organisation et la continuation des moyens de pression. Le chapitre final se penche sur les reconfigurations de pouvoir conséquentes aux
soulèvements. Alors que les régimes autoritaires s'affaiblissent, le momentum d'unité atteint par les mouvements contestataires perd également de sa ferveur. Les différents groupes (incluant les reliques des anciens régimes) profitent de l'ouverture politique pour
augmenter leur part d'influence dans la société. À la suite des premières élections libres, les groupes islamistes, qui constituaient l'opposition la mieux organisée, sont arrivés à récupérer une part importante des dividendes des « révolutions ».
En conclusion, l'évaluation des situations actuelles en Égypte et en Tunisie indique que les « révolutions » de fond sont loin d'être accomplies. Avec les rebondissements des dernières semaines, tout porte à croire que l'Égypte ne s'est pas
démocratisée depuis la chute de Moubarak. Quant à la Tunisie, elle semble être sur la voie de la démocratisation, mais il est encore trop tôt pour conclure à l'issue du processus.
