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Sherlock Holmes et la France: marginalité, imaginaire et identités nationales paradoxales

dc.contributor.authorChartrand, Marise
dc.contributor.supervisorPrévost, Maxime
dc.date.accessioned2017-01-25T20:44:11Z
dc.date.available2017-01-25T20:44:11Z
dc.date.issued2017
dc.description.abstractLe rayonnement de Sherlock Holmes dépasse de loin celui de son créateur (Arthur Conan Doyle) ou du roman qui l’a vu naître (Une étude en rouge, 1887) : ce personnage avalisé par ce que Cornelius Castoriadis appelle le « collectif anonyme » est ainsi devenu un mythe moderne. L’imaginaire collectif en fait l’incarnation même du détective et de l’Anglais : il habite Londres, voyage en hansom cab, prend le thé et porte son fameux deerstalker sur la tête. Son appartenance à l’identité nationale britannique est toutefois plus problématique qu’on ne serait spontanément porté à le croire. Effectivement, Conan Doyle s’est inspiré de deux personnages à la fois marginaux et représentatifs de l’identité nationale française pour imaginer son héros tout aussi marginal et représentatif de sa propre identité nationale : le chevalier Dupin d’Edgar Allan Poe (« Double Assassinat dans la rue Morgue », 1841) et monsieur Lecoq d’Émile Gaboriau (L’Affaire Lerouge, 1863). Mais il y a plus. Sherlock Holmes est non seulement né grâce à la France, mais a à son tour donné naissance à des personnages français, dont le gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc, Arsène Lupin (« L’Arrestation d’Arsène Lupin », 1905), et le journaliste de Gaston Leroux, Joseph Rouletabille (Le Mystère de la chambre jaune, 1907). Tout se passe ici comme si la création de personnages incarnant l’identité nationale devait d’abord passer par la recherche de modèles paradoxaux liés à l’autre puissance nationale. Ancrés dans une période où chaque nation tente de définir son identité, les personnages du corpus incarnent le discours social de l’époque, tout en ayant été créés, paradoxalement, grâce à des personnages issus de la nation voisine. Balisée par le Second Empire et la Belle Époque, la présente thèse se divise en quatre chapitres, portant chacun sur un personnage français. La première partie, intitulée « En amont », se concentre sur Dupin et Lecoq, les deux figures françaises ayant mené Conan Doyle à créer son héros, alors que la seconde partie, « En aval », explore les personnages nés de l’influence de Sherlock Holmes, soit Lupin et Rouletabille. En adoptant une approche entre la socio et la mythocritique et en se basant sur l’herméneutique de la question et de la réponse proposée par Hans Robert Jauss, cette thèse cherche à objectiver les questionnements auxquels la société aurait trouvé des réponses au travers les corpus étudiés, permettant ainsi l’enracinement de Sherlock Holmes et d’Arsène Lupin dans l’imaginaire social et leur survie dans l’imaginaire collectif, et expliquant l’effacement progressif, voire l’oubli, des autres personnages.en
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10393/35756
dc.identifier.urihttp://dx.doi.org/10.20381/ruor-713
dc.language.isofren
dc.publisherUniversité d'Ottawa / University of Ottawaen
dc.subjectSherlock Holmesen
dc.subjectFranceen
dc.subjectAngleterreen
dc.subjectRelationsen
dc.subjectRomans policiersen
dc.subjectXIXe siècle françaisen
dc.subjectBelle -Époqueen
dc.subjectIdentitié nationaleen
dc.titleSherlock Holmes et la France: marginalité, imaginaire et identités nationales paradoxalesen
dc.typeThesisen
thesis.degree.disciplineArtsen
thesis.degree.levelDoctoralen
thesis.degree.namePhDen
uottawa.departmentFrançaisen

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