Étude de cas sur l’Organisation internationale pour les migrations et sa collaboration avec l’Association des nations d’Asie du Sud-Est en vue de limiter les déplacements de masse liés aux changements climatiques
Loading...
Date
Authors
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
À ce jour, les populations de certains États à travers le monde sont plus susceptibles d’être affectées par la dégradation de leur milieu de vie en raison des changements climatiques. Alors que les catégories de déplacés environnementaux ne bénéficient toujours pas d’une protection juridique, les populations des États insulaires subiront des conséquences significatives et irréversibles. Depuis 2007, l’Organisation internationale pour les migrations s’implique activement pour offrir son expertise aux États qui solliciteraient une assistance et une protection, suite à un désastre naturel. Cet ouvrage met en lumière son travail en partenariat avec l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est, un des précurseurs dans la planification de politiques liées à la gestion des catastrophes et l’intervention en cas d’urgence, en vue de limiter les déplacements de masse liés aux changements climatiques. La thèse défendue dans ce mémoire suggère que l’OIM utilise son pouvoir de manière diffuse et directe pour faire valoir ses propres intérêts et ceux de ses membres, et ce, au détriment des droits humains. Je débuterai en résumant l’historique et le développement organisationnel de l’OIM. J’analyserai ensuite les principaux facteurs qui sous-tendent la croissance de l’OIM, avant de discuter sa vision entrepreneuriale envers les États d’Asie du Sud-Est, incluant le traçage et la collecte de données pour surveiller les migrants, son implication dans le débat juridique lié au statut des « réfugiés climatiques » et son omniprésence dans cette région du monde en vue de légitimer son expansion et de renforcer son pouvoir.
