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De la prison aux communautés : l’abolitionnisme féministe comme alternative au traitement pénal des violences sexuelles

dc.contributor.authorGrzesczyk, Saskia
dc.contributor.supervisorLehalle, Sandra
dc.date.accessioned2026-01-08T16:40:15Z
dc.date.available2026-01-08T16:40:15Z
dc.date.issued2026-01-08
dc.description.abstractSi les recherches féministes ont largement analysé la question des violences sexuelles, un angle mort persiste quant à la manière dont le recours au système pénal contribue à reproduire des logiques patriarcales, racistes et coloniales, tout en échouant à garantir une justice effective pour les survivantes, en particulier celles issues de communautés marginalisées. Cette thèse se propose d’examiner de manière critique les limites de ce que l’on nomme le “ féminisme carcéral” et d’explorer l’abolitionnisme féministe comme cadre alternatif permettant d’imaginer une justice affranchie de la punition et de l’incarcération. En mobilisant les concepts de l’abolitionnisme pénal - tels que l’abstraction, la dépersonnalisation, le vol des conflits ou encore le complexe industrialo-carcéral - l’analyse montre comment l’abolitionnisme féministe élargit cette critique en l’inscrivant dans une perspective intersectionnelle attentive aux rapports de race, de classe, de genre, de sexualité et de validité. L’approche théorique combine la pensée abolitionniste avec la théorie féministe intersectionnelle et les analyses discursives du pouvoir, du savoir et de la normalisation. Sur le plan méthodologique, ce travail s’appuie sur une analyse qualitative de zines, boîtes à outils, webinars et écrits militants produits par des femmes racisées, queer, autochtones ou en situation de handicap, considérés à la fois comme matériaux empiriques et comme contributions théoriques. La thèse soutient que les institutions pénales ne peuvent répondre aux violences sexuelles car elles retraumatisent les survivantes, ne transforment pas les conditions systémiques et ciblent de manière disproportionnée les populations marginalisées. En revanche, l’abolitionnisme féministe propose des pratiques préfiguratives de justice transformatrice, de responsabilisation communautaire et de guérison, flexibles et ouvertes. Ainsi, cette thèse montre qu’il est possible de rendre justice aux violences sexuelles sans punir, mais à travers des réponses intersectionnelles, collectives et émancipatrices.
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10393/51238
dc.identifier.urihttps://doi.org/10.20381/ruor-31660
dc.language.isofr
dc.publisherUniversité d'Ottawa | University of Ottawa
dc.rightsAttribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 Internationalen
dc.rights.urihttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/
dc.subjectabolitionnisme féministe
dc.subjectalternatives à la prison
dc.subjectviolences sexuelles
dc.subjectresponsabilité communautaire
dc.subjectjustice transformatrice
dc.subjectféminisme carcéral
dc.subjectintersectionnalité
dc.titleDe la prison aux communautés : l’abolitionnisme féministe comme alternative au traitement pénal des violences sexuelles
dc.typeThesisen
thesis.degree.disciplineSciences sociales / Social Sciences
thesis.degree.levelMasters
thesis.degree.nameMA
uottawa.departmentÉtudes féministes et de genre / Feminist and Gender Studies

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