The Canada-US Productivity Growth Paradox: An Economic or a Statistical Puzzle?
| dc.contributor.author | Coulombe, Serge | |
| dc.date.accessioned | 2020-11-04T17:07:28Z | |
| dc.date.available | 2020-11-04T17:07:28Z | |
| dc.date.issued | 2000 | |
| dc.description.abstract | Productivity data on the business sector, which covers around 75% of the economy, provide important information on the evolution of living standards. The data on multifactor productivity (MFP) growth and labor productivity growth produced by the official statistical agencies in Canada (Statistics Canada) and the US (the Bureau of Labor Statistics, or the BLS) send mixed signals regarding the comparative evolution of living standards in the two countries. Since the early 1980s, Statistics Canada’s MFP growth measures for the business sector indicate that the Canadian economy has outperformed the US economy while labour productivity data produce a reverse picture. This is the Canada-US Productivity Paradox. In this study, we investigate the Productivity Paradox with an analysis of Canadian and US business sector productivity data since 1961. The main finding of our analysis is that business sector MFP growth estimates provided by Statistics Canada in March 1999 are misleading. Statistics Canada’s MFP estimates should not be used either for cross-country comparisons or for historical comparisons of productivity trends in Canada. Our analysis identifies three significant problems with the methodology used by Statistics Canada for estimating MFP growth. First, Statistics Canada’s labor force index is biased. The agency appears to significantly overestimate the contribution of the changes in the labor composition in the 1960s compared with those in the 1980s and the 1990s. MFP growth in the 1960s is therefore underestimated compared with the 1980s and the 1990s. Second, the concept of capital used by Statistics Canada appears too narrow for MFP growth measurement. By excluding land and inventories, which tend to grow at a substantially slower pace than the other components of the capital stock, the Canadian statistical agency tends to overestimate the contribution of capital accumulation to productivity growth. Third, Statistics Canada appears to systematically underestimate the transitory growth rate and the level of the capital stock in Canada. This underestimation of the capital stock stems from the methodology used by the Canadian statistical agency to account for depreciation. The bias engendered by the underestimation of the growth in the capital stock (third problem) more than offsets the bias generated by the narrow definition of the capital stock (second problem). As a result, Statistics Canada overestimates MFP growth by approximately a quarter of a percentage point annually. Our conclusion is that Statistics Canada should thoroughly revise its methodology for estimating the capital stock and for measuring changes in labor force composition. The paper proposes methodological changes to address these problems. / Le paradoxe de productivité canado-américain : problème statistique ou économique? Les mesures de la productivité dans le secteur des entreprises, qui constitue environ 75 % de l’ensemble de l’économie, fournissent des indications importantes sur l’évolution des niveaux de vie. Les données sur la productivité multifactorielle (PMF) et la productivité du travail produites par les deux organismes officiels au Canada (Statistique Canada) et aux États-Unis (le ‘Bureau of Labor Statistics’) envoient des signaux contradictoires concernant l’évolution comparative des niveaux de vie entre les deux pays. Depuis le début des années 1980, la mesure de la PMF de Statistique Canada dans le secteur des entreprises indique que l’économie canadienne a connu une croissance supérieure à celle de l’économie américaine tandis que les données sur la productivité du travail indiquent le contraire. C’est ce que nous appelons le Paradoxe de la productivité canado-américain. Dans la présente étude, nous abordons le Paradoxe de la productivité avec une analyse des données sur la productivité dans le secteur des entreprises depuis 1961. Le principal résultat qui ressort de l’analyse est que les données sur la PMF produites par Statistique Canada en mars 1999 brossent un tableau trompeur de la réalité. Les estimations de la PMF de Statistique Canada ne devraient pas être utilisées pour des comparaisons internationales ou pour des comparaisons historiques portant sur l’évolution tendancielle de la productivité au Canada. Notre analyse fait ressortir trois problèmes significatifs relatifs à la méthodologie employée par Statistique Canada pour les estimations de la PMF. Premièrement, l’indice de composition de la main-d’oeuvre employé par l’organisme canadien apparaît biaisé. Statistique Canada semble systématiquement surestimer, dans une large mesure, l’amélioration de la qualité de la main-d’oeuvre dans les années 1960 par rapport aux deux dernières décennies. Ainsi, la croissance de la PMF est sous-estimée dans les années 1960 par rapport aux années 1980 et 1990. Deuxièmement, il appert que Statistique Canada utilise un concept de capital trop étroit aux fins de la mesure de la PMF. En excluant la terre et les stocks de produits, deux composantes qui ont tendance à croître plus lentement que les autres composantes du stock de capital, l’organisme de statistique canadien surestimerait systématiquement la contribution de l’accumulation du capital à la croissance de la productivité. Troisièmement, nous croyons que Statistique Canada sous-estime systématiquement la croissance et le niveau du stock de capital au Canada. Cette sous-estimation serait imputable à la méthodologie utilisée pour rendre compte du phénomène de la dépréciation. Le biais engendré par ce problème fait plus que compenser celui noté précédemment concernant la définition du concept de capital. Ainsi, l’organisme canadien aurait tendance à surestimer la croissance de la productivité multifactorielle dans un ordre de grandeur de 1/4 de point de pourcentage annuellement. En conclusion, nous suggérons que Statistique Canada devrait revoir en profondeur sa méthodologie relative à la mesure de la croissance de la productivité multifactorielle. Nous proposons un ensemble de suggestions à cet effet. | |
| dc.identifier.uri | http://hdl.handle.net/10393/41303 | |
| dc.identifier.uri | https://doi.org/10.20381/ruor-25527 | |
| dc.language | en_ca | |
| dc.subject | Measures of Multifactor Productivity | |
| dc.subject | Solow Residual | |
| dc.subject | Standards of Living | |
| dc.subject | Measurement Errors | |
| dc.subject | Canada-U.S. Comparisons | |
| dc.subject | Mesures de la productivité multifactorielle | |
| dc.subject | résidu de Solow | |
| dc.subject | niveaux de vie | |
| dc.subject | erreurs de mesure | |
| dc.subject | comparaisons Canada-États-Unis | |
| dc.title | The Canada-US Productivity Growth Paradox: An Economic or a Statistical Puzzle? | |
| dc.type | Working Paper | |
| uottawa.department | Science économique / Economics |
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