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Être « patiente » aujourd’hui : entre assujettissement normatif et résistances à l’imposition d’une carrière. Regards croisés sur des expériences au sein d’institutions contemporaines en santé mentale

dc.contributor.authorRivest, Marie-Pier
dc.contributor.supervisorMoreau, Nicolas
dc.date.accessioned2017-12-07T15:23:56Z
dc.date.available2017-12-07T15:23:56Z
dc.date.issued2017
dc.description.abstractCette thèse porte sur les figures contemporaines de la « patiente » au sein du système de santé mentale ontarien. Le contexte de désinstitutionnalisation des services de santé mentale ainsi que les transformations au niveau de la normativité sociale servent de trame de fond à cette thèse. Ces changements se reflètent dans nos attentes envers les patientes, qui ne doivent plus qu’obéir de manière passive aux professionnelles de la santé, mais doivent plutôt faire preuve d’autonomie, d’initiative et de responsabilité individuelle quant à leur cheminement thérapeutique. Ces normes sociales sont véhiculées par des logiques d’intervention telles que l’empowerment, le rétablissement, et la participation des patientes dans des instances systémiques de l’institution. En d’autres mots, les patientes doivent « s’activer » plus que jamais. C’est précisément sur cette injonction que s’est penchée cette thèse, par le biais d’une ethnographie menée auprès de deux terrains de recherche et inspirée par les travaux de Goffman (1961) sur la carrière morale et Foucault (1975) sur les normes sociales. Le premier terrain, une unité de soins aigus en santé mentale, montre par le biais d’une cartographie de l’espace disciplinaire que l’autonomie à laquelle doivent aspirer les patientes est balisée par des exigences normatives de docilité, d’obéissance et de « collaboration » avec l’équipe traitante. Le second terrain, un comité consultatif de « clientes » d’une institution de santé mentale de troisième ligne, montre que les patientes peuvent maintenant jouer un rôle au sein des politiques de l’institution et investir une « carrière » plus valorisée de patiente. Cependant, celles-ci demeurent parfois reléguées à leur statut de « patiente », leur autonomie se voyant balisée par les objectifs institutionnels. Le comité doit plutôt agir en tant que « relais » de l’institution, notamment par la construction d’un récit d’aveu qui promeut l’image d’une patiente « idéale ». Bref, cette thèse trace les contours de deux figures de la patiente se situant sur un même continuum (activation individuelle et activation collective). Finalement, ce travail montre la prédominance encore aujourd’hui des disciplines, malgré l’omniprésence de discours soi-disant émancipateurs. En fin d’analyse, des pistes de réflexion, d’intervention et de recherche sont proposées afin de mieux répondre aux besoins des personnes ayant un vécu en santé mentale et de limiter les effets potentiellement néfastes des interventions de la relation d’aide.en
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10393/36998
dc.identifier.urihttp://dx.doi.org/10.20381/ruor-21270
dc.language.isofren
dc.publisherUniversité d'Ottawa / University of Ottawaen
dc.subjectsanté mentaleen
dc.subjectpsychiatrieen
dc.subjecttravail socialen
dc.subjectdésinstitutionnalisationen
dc.subjectfoucaulten
dc.subjectgoffmanen
dc.subjectnormes socialesen
dc.titleÊtre « patiente » aujourd’hui : entre assujettissement normatif et résistances à l’imposition d’une carrière. Regards croisés sur des expériences au sein d’institutions contemporaines en santé mentaleen
dc.typeThesisen
thesis.degree.disciplineSciences sociales / Social Sciencesen
thesis.degree.levelDoctoralen
thesis.degree.namePhDen
uottawa.departmentService social / Social Worken

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