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La valeur du français dans les bureaux d'avocates et d'avocats au Nouveau-Brunswick : d'un powerless language à une ressource marchandable

dc.contributor.authorLéger, Luc
dc.contributor.supervisorMcLaughlin, Mireille
dc.date.accessioned2026-05-29T17:38:32Z
dc.date.available2026-05-29T17:38:32Z
dc.date.issued2026-05-29
dc.description.abstractL'établissement du bilinguisme judiciaire au Nouveau-Brunswick s'inscrit dans un projet visant l'égalité des deux communautés de langues officielles de la province. La Loi sur les langues officielles (1969), qui a reconnu le droit des individus de s'exprimer devant les tribunaux dans la langue officielle de leur choix, a remis en question le monopole historique de l'anglais dans la tradition de la Common Law. Malgré cette reconnaissance, le français est resté un powerless language (O'Barr et al., 1980), c'est-à-dire une langue sans valeur dans le monde de la justice, jusqu'au début des années 1980. Grâce à l'enseignement de la Common Law en français, l'adaptation du vocabulaire juridique et la traduction des lois et des décisions de justice, le français a gagné en notoriété. À partir de ce moment, le français est devenu une ressource convoitée par les avocates et les avocats propriétaires pour faire du profit et répondre aux besoins exprimés sur le marché linguistique (Bourdieu, 1982). Cependant, cette reconnaissance du français demeure conditionnelle à la maîtrise de l'anglais entraînant l'exclusion de toutes les personnes candidates unilingues francophones, même celles qui maîtrisent le français standard, et de toutes les personnes candidates qui n'ont pas un bilinguisme qui se rapproche de l'idéal du double monolinguisme (Heller, 1999). Cette thèse s'intéresse à la valorisation croissante du français dans les bureaux d'avocates et d'avocats, à ses effets sur les représentations linguistiques des travailleuses et des travailleurs et au monde juridique comme espace dans lequel se négocie la valeur des pratiques langagières, contribuant à produire et à reproduire des inégalités sociales (Heller, 2002). Située entre la sociolinguistique et la sociologie politique, cette thèse met en lumière les tensions entre les objectifs politiques et les logiques de marchandisation langagière.
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10393/51719
dc.identifier.urihttps://doi.org/10.20381/ruor-32003
dc.language.isofr
dc.publisherUniversité d'Ottawa / University of Ottawa
dc.subjectBilinguisme judiciaire
dc.subjectCommodification de la langue
dc.subjectAutonomie politique
dc.subjectSociolinguistique critique
dc.subjectPart langagière du travail
dc.subjectPowerless language
dc.subjectValorisation du français
dc.titleLa valeur du français dans les bureaux d'avocates et d'avocats au Nouveau-Brunswick : d'un powerless language à une ressource marchandable
dc.typeThesisen
thesis.degree.disciplineSciences sociales / Social Sciences
thesis.degree.levelDoctoral
thesis.degree.namePhD
uottawa.departmentÉtudes sociologiques et anthropologiques / Sociological and Anthropological Studies

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