EXAMEN DES PERCEPTIONS ET RÉPONSES ÉMOTIONNELLES ET ADAPTATIVES DES CANADIEN.NES ADULTES FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES : une étude comparative entre les anglophones et les francophones
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La visée de cette thèse est d’examiner les expériences vécues et les perceptions des Canadien(ne)s adultes face aux changements climatiques. Un objectif complémentaire focalise sur l’analyse des différences entre les francophones et les anglophones et d’autres variables ethnolinguistiques. L’évaluation des réponses et réactions des personnes devant des changements climatiques fait aussi appel à la théorie polyvagale de Porges (2007). Grâce à cette théorie, nous étions en mesure d’envisager des pistes d’éclairage pour envisager des liens entre la neuroscience, la somatisation des émotions et l’impact des changements climatiques sur les participant(e)s de l’étude. Les énoncés de cette thèse proviennent de données secondaires, collectées lors d’entrevues semi-structurées réalisées auprès de Canadien(ne)s adultes qui ont partagé leurs perspectives face aux changements climatiques. Nous avons comparé les renseignements de deux groupes : 13 francophones et 13 anglophones. L’analyse de données fait appel à l’analyse thématique, une approche qualitative qui se focalise sur le sens et l’expérience humaine et exige l’immersion profonde dans les données (Braun, 2012).
À la lumière de nos résultats, nous avons observé plusieurs aspects essentiels de la manière dont les individus réagissent aux changements climatiques, y compris les réponses émotionnelles, comportementales et physiques. Parmi les résultats les plus saillants, nous identifions que l’éco-anxiété était largement répandue parmi l’ensemble des participant(e)s, ce qui indique une préoccupation généralisée face à la crise climatique. Nous avons aussi observé des variations dans l’expression d’autres éco-émotions déplaisantes telles que l’éco-dépression et l’éco-colère, avec des différences linguistiques et culturelles apparentes entre les groupes en question. Malgré ces différences émotionnelles, les participant(e)s des deux groupes montraient une énergie mobilisatrice en réponse aux changements climatiques, même en l’absence d’éco-colère chez les anglophones. En ce que concerne le niveau de désengagement de nos participant(e)s, nos résultats soulèvent une minorité qui exprime une perception d’incapacité ou d’incertitude quant à leur capacité à faire une différence, ce qui pourrait suggérer qu’elle peut conduire à des comportements de désengagement ou d’évitement. Par ailleurs, nous étions en mesure de présenter les similitudes et les distinctions observées entre les groupes linguistiques et ethniques en ce qui concerne leur perception de la nature et son impact sur les attitudes envers les changements climatiques et l’engagement environnemental. Finalement, concernant les réactions viscérales aux changements climatiques, les participant(e)s ont manifesté des réponses physiques importantes telles que la tension musculaire, la pression sur la poitrine et la lourdeur des épaules. Ces réactions peuvent se représenter par des symptômes comme l’hyper ou l’hypoactivation somatique, ce qui résulte des réactions somatiques à un événement difficile à vivre (par exemple, un trauma lié à la crise du climat).
Description
Keywords
changements climatiques, éco-émotions, éco-anxiété, éco-dépression, éco-colère, engagement comportemental, théorie polyvagale, analyse thématique, somatisation des émotions, réactions viscérales, différences linguistiques, différences culturelles
