« Ces deux ou trois mois-là, y’étaient paisibles! » L’expérience des enfants et adolescents en maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale au Québec et en Ontario francophone.
| dc.contributor.author | Thibault, Jacqueline | |
| dc.contributor.supervisor | Molgat, Marc | |
| dc.date.accessioned | 2021-09-23T15:51:40Z | |
| dc.date.available | 2021-09-23T15:51:40Z | |
| dc.date.issued | 2021 | |
| dc.description.abstract | Ce mémoire a pour objectif de décrire et comprendre les expériences des enfants et des adolescents en maison d’hébergement pour femmes victimes de violence au Québec et en Ontario francophone. Il s’inscrit dans un projet de recherche plus large, financé par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) du Canada, dont l’objectif premier était de documenter l’expérience et le point de vue d’enfants et d’adolescents québécois et franco-ontariens qui ont été exposés à la violence conjugale. Par le biais d’une approche méthodologique qualitative, la présente recherche est basée sur 25 entrevues individuelles semi-dirigées qui ont été réalisées auprès de 16 filles et de 9 garçons âgés de 7 à 18 ans, qui ont vécu un séjour dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence. Le cadre théorique privilégié pour cette étude est celui de la nouvelle sociologie de l’enfance. De plus, le féminisme et l’intervention féministe sont des concepts incontournables dans cette recherche. Les résultats de ce mémoire démontrent l’importance et la pertinence de s’attarder aux voix des enfants et des adolescents exposés à la violence conjugale. Tout d’abord, les résultats de cette étude mettent en évidence l’importance du séjour en maison d’hébergement, qui peut être vu comme une forme d’intervention. Le fait d’être en sécurité dans un milieu stable, exempt de violence, jumelé à de l’intervention par le jeu permet aux enfants et aux adolescents d’exprimer leurs émotions et leurs inquiétudes. Cependant, ce passage en maison d’hébergement oblige les enfants et les adolescents à faire de nombreux sacrifices, sur le plan de leurs amitiés et de leur fréquentation scolaire. Par ailleurs, les participants ont identifié plusieurs éléments positifs de leur séjour, incluant la prise de conscience qu’ils partagent un vécu commun avec les autres jeunes hébergés, la possibilité d’être écoutés et supportés par les intervenantes et la possibilité de participer à des activités spéciales. En revanche, la présence de nombreuses règles constitue un irritant majeur pour les enfants et les adolescents. Toutefois, les participants font preuve de discernement dans leur critique des règles, qu’ils ne rejettent pas toutes d’emblée, mais qu’ils remettent en question lorsque les règles ne font pas de sens pour eux, comme l’interdiction de collations à certains moments, l’interdiction de recevoir des amis ou l’obligation d’aller se coucher à des heures qu’ils jugent trop tôt. | en_US |
| dc.identifier.uri | http://hdl.handle.net/10393/42725 | |
| dc.identifier.uri | https://doi.org/10.20381/ruor-26942 | |
| dc.language.iso | fr | en_US |
| dc.title | « Ces deux ou trois mois-là, y’étaient paisibles! » L’expérience des enfants et adolescents en maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale au Québec et en Ontario francophone. | en_US |
| dc.type | Research Paper | en_US |
