Le visa au Canada : Une politique justifiée envers les ressortissants Mexicains?
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Ce mémoire a pour objectif de mettre en lumière la notion, qu’elle soit utopique ou réalité future (Bauder, 2012), de la libre circulation mondiale ou encore celle de frontières ouvertes appliquées dans le contexte canadien. Un contrôle aussi poussé des frontières tel qu’on le connaît aujourd’hui est relativement récent dans l’histoire du monde. Les problèmes qui y sont associés, entre autres en matière d’injustices sociales, semblent disproportionnés par rapport au rôle que ces frontières ont (Anderson, Sharma, & Wright, 2009). Dans cette optique, plusieurs chercheurs
abordent la possibilité d’une organisation mondiale, ou plutôt territoriale, sans frontières (Carens, 1987; Huemer, 2010; Clemens, 2011; Caplan, 2012). Les visas sont un outil efficace au contrôle de la migration et permettent aux pays de filtrer l’arrivée d’étrangers. Les ressortissants mexicains ont longtemps bénéficié d’un libre accès au Canada, mais ont connu l’exigence de visa de 2009 à 2016 sous le gouvernement conservateur, jugé nécessaire en raison de la montée exponentielle des demandes d’asile. Le blâme est porté sur une politique de réfugiée trop généreuse et des demandeurs d’asile mexicains voulant « abuser du système ». À travers notre recherche, nous tenterons d’établir si la justification de l’imposition du visa envers le Mexique est valable en apportant, entre autres, des informations sur le contexte qui entoure la montée croissante des demandeurs d’asile mexicains, ainsi qu’un retour sur les conventions auxquelles le Canada est signataire et qui ne s’alignent pas avec ladite décision de visa.
