La gestion du risque cyber à l'OTAN
Loading...
Date
Authors
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Université d'Ottawa / University of Ottawa
Abstract
L’omniprésence des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), dont la plus emblématique est sûrement Internet, est la caractéristique majeure de ce que Myriam Dunn Cavelty qualifie d’ « âge de l’information ». Si les innovations sont très largement pensées et développées au sein d’entreprises privées, les gouvernements et les organismes publics ne sont toutefois pas désintéressés et l’on a assisté à une sécurisation du cyber, notamment par les États-Unis et l’OTAN. Cette recherche se veut être une contribution critique à la littérature sur la cyberdéfense de l’OTAN. Elle cherche à montrer que l’adaptation de l’OTAN au contexte stratégique post-guerre froide est passée par une mutation vers la gestion de risque comme mode de gouvernement. À travers l’étude de la doctrine de l’OTAN en matière de cyber défense, cette recherche se veut être l’occasion de réfléchir au rapport que l’OTAN entretien avec le concept de risque. Nous soutenons l’idée que cette doctrine est héritière de la gestion du risque terroriste conçue par l’Administration Bush au lendemain des attaques du 11 septembre 2001, mais également que l’OTAN semble avoir des difficultés à sortir de la logique de dissuasion. Grâce aux travaux du sociologue Ulrich Beck mais également des poststructuralistes en relations internationales, nous cherchons à montrer que la stratégie préemptive en place se caractérise entre autres par une perception disproportionnée des risques, ce qui a comme conséquence la création de plus de risques et l'aggravation du sentiment d’insécurité. Il est donc attendu que l’un des objectifs que nous poursuivons dans cette recherche est le décryptage de pratiques sécuritaires qui engendrent des dérives et qui sont néfastes à la création, à la mise en place et à l’exécution de solutions efficaces de cyber défense.
