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La résistance à l'exploitation minière, moteur d'un processus de subjectivation politique : L'exemple des Xinkas au Guatemala

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Université d'Ottawa / University of Ottawa

Abstract

La thèse analyse les interactions qui se jouent entre la revendication, l'institutionnalisation et l'exercice de différentes formes de droit à la consultation, et la production d'un sujet politique et de droit. Elle repose sur l'examen d'un conflit qui a débuté en 2009 dans le Sud-Est du Guatemala et qui a opposé les Xinkas à la mine Escobal de capital nord-américain, d'une part, et à l'État guatémaltèque, d'autre part. À partir d'une recherche documentaire, d'une enquête de terrain et l'observation en ligne de rencontres liées au conflit social concernant la mine, la thèse cherche à comprendre quel type de subjectivité se construit selon les modalités propres à chaque forme du droit à la consultation revendiquée ou imposée, et les effets de ces transformations du sujet sur son pouvoir d'agir. En s'appuyant sur la notion de subjectivité extractive, elle identifie une typologie de subjectivités qui ont vu le jour dans le contexte du mouvement de résistance à la mine, et qui sont associées à la subjectivité de la résistance à l'extraction: le sujet autochtone préoccupé, mais invisibilisé; le sujet autochtone conscient, mais contraint; le sujet autochtone performatif; et enfin le sujet autochtone reconnu, mais « interrompant » l'ordre établi. La thèse conclut qu'en ne permettant pas la remise en question de l'activité extractive, la gouvernance des consultations sur l'extraction des ressources dites « naturelles » génère par le fait même le sujet résistant dans toutes ses déclinaisons.

Description

Keywords

Guatemala, Amérique latine, Peuples autochtones, Extractivisme, Exploitation minière, Subjectivation politique, Consentement libre, préalable et éclairé

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