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Histoire juridique et sociale des métiers du livre à Paris (1275-1521)

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Les métiers du livre dans leur ensemble n'ont, jusqu'à présent, suscité que peu d'intérêt de la part des médiévistes qui, paradoxalement, reconnaissent au livre une place considérable dans la perception de la civilisation européenne du Moyen Age tardif. C'est donc cet espace de la recherche que j'ai choisi d'investir. Sont abordés ici les libraires, les parcheminiers, les papetiers, les enlumineurs, les relieurs et les imprimeurs oeuvrant à Paris entre 1275 et 1521. Ce groupe constituait, en effet, au Moyen Age, un ensemble uni que rapprochait le travail autour d'un objet commun, le livre. Mais au delà d'un domaine professionnel identique, ces métiers avaient aussi une place particulière dans la société parisienne. Pour l'illustrer, j'ai privilégié deux axes de recherche. Le premier consiste en une approche du lieu juridique de ces métiers. Dès le XIIIe siècle, l'Université de Paris, importante consommatrice de livres, entreprit de réglementer les pratiques des artisans responsables de la fabrication et de la diffusion du livre. Du même coup, ces métiers furent exclus du monde du travail, du moins sur le plan juridique, et prirent place dans le monde des études. Cette thèse veut démontrer que le statut juridique des artisans du livre à Paris a évolué entre le XIIIe et le XVIe siècle; il a glissé du domaine réservé de l'Université au monde laïc du travail. En effet, sous la pression des autorités royales d'une part et de l'évolution culturelle d'autre part, les métiers du livre regagnèrent une place dans les rangs des métiers parisiens. Le second axe de cette recherche a pour objectif d'établir une sociologie des artisans du livre. Les sources médiévales ne permettent que difficilement d'approcher ces hommes et ces femmes souvent cachés derrière un statut juridique particulier. Néanmoins, le rassemblement des diverses sources existantes et leur confrontation montrent un nouveau visage des métiers du livre, celui de leur place, non plus juridique, mais économique et sociale dans la ville. L'évolution du statut des métiers du livre permet aussi de mieux saisir les rapports entre l'Université et les pouvoirs publics à la fm du Moyen Age. Enfin, la sociologie des artisans du livre soulève de nouvelles hypothèses quant à l'épineuse question de l'organisation du travail au sein des métiers du livre.

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Thèse de doctorat. Université de Montréal, Faculté des arts et des sciences, Département d'études classiques et médiévales.

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