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Democracy, inequality and the environment when citizens can mitigate privately or act collectively

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We study the political economy of the environment in autocratic, weak and strong democracies when individuals can either mitigate the health consequences of domestic pollution privately or reduce pollution collectively through public policy. The setting is that of a small open economy in which incomes depend importantly on trade in dirty goods, where income inequality and the degree to which ordinary citizens exert voice in each dimension of the policy process distinguishes elites and ordinary citizens. The recognition that the health consequences of pollution can be dealt with privately at a cost adds an important dimension to the analysis of the political economy of environmental regulation, especially for an open economy. When private mitigation is feasible, inequality of incomes leads to an unequal distribution of the health burden of pollution (in accordance with the epidemiologic evidence), thus polarizing the interests of citizens in democracies and of ordinary citizens and elites in non-democratic regimes. Inequality in the willingness to bear the cost of private mitigation in turn interacts with the pollution costs and income benefits of trade in dirty goods to further polarize interests concerning both environmental stringency and the regulation of trade openness. In this context, we show how the eco-friendliness ranking of different political regimes varies with the cost of private mitigation and with the extent of income inequality, tending to converge when mitigation costs are high, and even producing a ranking reversal between democracies and autocracies, and between weak and strong democracies, when costs lie in an intermediate range. / Nous étudions les choix de politiques environnementales en prenant en compte le fait que les effets de la pollution sur la santé des gens peuvent être atténués de deux grandes manières : soit par des mesures personnelles de protection, soit par des politiques publiques de réduction de pollution. Le cadre d’analyse est celui d’une petite économie ouverte dont les revenus dépendent en grande partie de la production et l’exportation de biens polluants. Cette économie est de plus caractérisée par des inégalités de revenus entre les individus et par la manière dont la voix de chaque citoyen est prise en compte par le processus politique. Trois grands types de régimes politiques sont distingués : l’autocratie, la démocratie faible et la démocratie forte. Le fait que les gens aient le choix de se prémunir personnellement contre les effets de la pollution introduit une dimension importante à l’étude de l’économie politique de l’environnement. En effet, on démontre que dans ce cas et en accord avec les études épidémiologiques, une distribution inégale du revenu conduit à une distribution inégale du fardeau de la pollution. Ceci tend à polariser les intérêts des riches et des pauvres en ce qui concernent les politiques environnementales publiques et sur la volonté d’ouverture au commerce international. Nous montrons comment une comparaison des performances environnementales des différents régimes politiques dépend du coût de la protection individuelle et de l’importance des inégalités de revenus. Par exemple, nous démontrons qu’une autocratie peut se classer devant une démocratie dans certains cas, et inversement dans d’autres.

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Keywords

pollution, environmental regulation, private mitigation, income inequality, democracy, trade, welfare, collective choice, political economy, pollution, rêglementation environnementale, protection personnelle, inégalité du revenu, démocratie, commerce international, bien-être, choix collectifs, économie politique

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