Aux fondements des droits humains en compagnie de Hannah Arendt.
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University of Ottawa (Canada)
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Cette thèse tente d'extraire de l'oeuvre de Hannah Arendt une réponse au défi de fonder les droits humains sur des assises plus solides que la convention socio-historique sans toutefois recourir à la notion problématique de nature humaine. Dépasser la dichotomie nature-convention s'avère nécessaire à une conception des droits humains qui puisse appuyer un droit à la participation politique. La convention, qui ne renvoie à rien au-delà d'elle-même, se rend vulnérable aux soubresauts de l'histoire, dépendante qu'elle est de cette dernière. La notion (traditionnelle) de nature humaine, puisqu'elle a été située à l'intérieur de l'individu, ne peut que faire violence à l'humanité qui elle, selon Arendt, se révèle entre les individus, dans l'acte de se partager par la parole ce qui leur est commun. Notre lecture de l'oeuvre d'Arendt démontre qu'elle fait reposer les droits humains sur des droits politiques, plus particulièrement sur le droit à un espace politique qui comprend à la fois le droit aux droits de cet espace et à celui de fonder un tel espace. Il ressort de l'examen de ces droits que leur fondement se situe dans ce que Arendt nomme la natalité , c'est-à-dire la capacité de tout être humain de commencer quelque chose de nouveau.
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Source: Masters Abstracts International, Volume: 40-06, page: 1415.
