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Le processus d'innovation lié aux nouvelles pratiques de gestion: Le cas de quatre établissements du réseau de l'université du Québec

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University of Ottawa (Canada)

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Dans le contexte social actuel d'appels en faveur de l'amélioration de la performance des organisations du secteur public et devant les retombées positives échues aux universités ayant déjà introduit certaines des nouvelles pratiques de gestion issues du secteur privé, il paraît alors légitime de vouloir savoir pourquoi ces nouvelles pratiques ne sont pas plus répandues dans le milieu de l'enseignement supérieur. Le but de la recherche est de construire une théorie basee sur la méthodologie de la théorisation ancrée (Glaser et Strauss, 1967) qui explique comment se déroule le processus d'innovation lié aux nouvelles pratiques de gestion dans les universités. Plus spécifiquement, de savoir quelles nouvelles pratiques sont introduites, quels incidents déclenchent le processus d'innovation, sur quels motifs reposent les choix d'innovations, quels facteurs affectent le déroulement du processus et quels acteurs y interviennent. Les pratiques retenues sont la comptabilité par activités, la gestion par activités, la gestion integrale de la qualité, la réingenierie des processus, les indicateurs de performance, le tableau de bord équilibre, l'analyse comparative et l'impartition. Pour étudier le processus d'innovation lié à ces pratiques, le cadre conceptuel est formé des théories du changement et du développement organisationnel de Van de Ven et Poole (1995), des perspectives explicatives de choix d'innovations de Abrahamson (1991) et des catégories de facteurs et d'acteurs suggérées par la littérature. L'étude porte sur quatre établissements du réseau de l'Université du Québec et l'échantillon compte des gestionnaires universitaires ainsi que des représentants du système d'enseignement supérieur québécois. Les résultats de la recherche montrent un faible taux d'implantation par les universités des huit pratiques de gestion. Les quelques implantations observées se situent surtout du côté des services administratifs. Les incidents déclencheurs du changement font entrer en jeu l'action de moteurs des théories évolutionnistes et téléologiques lorsque le processus d'innovation est initié par des acteurs internes, et dialectiques lorsqu'il l'est par des acteurs externes. A l'interne, les résultats indiquent qu'il n'y a pas d'acteurs préponderants à agir comme initiateur du processus, alors qu'a l'externe, seuls le ministère de l'Éducation et l'Université du Québec ont le pouvoir d'initier un tel processus dans les universités. S'agissant des raisons de choix des nouvelles pratiques de gestion, les résultats pointent en direction de la prédominance de la perspective du choix efficient, sauf dans les cas où les universités se voient contraintes d'adopter une pratique particulière. Dans ces derniers cas, la pratique imposée reflète la perspective du choix forcé. La recherche identifie nombre de facteurs et d'acteurs à affecter le processus d'innovation au cours de ses différents moments temporels. Les objectifs visés par l'innovation et le domaine d'application prévu influencent les catégories d'acteurs qui réagissent à son introduction en plus du moteur de réaction qui les anime. L'analyse des données a mené à la construction de deux modèles génériques du processus d'innovation selon qu'il est initié par des acteurs internes ou externes à l'université. La similarité de ces deux modèles favorisa leur regroupement en un modèle global, comprenant quatre moments temporels qui ont la particularité de survenir de manière linéaire et séquentielle, et d'être fonctionnellement distincts. (Abstract shortened by UMI.)

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Source: Dissertation Abstracts International, Volume: 66-05, Section: A, page: 1587.

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