Le « premier » André Laurendeau : cheminement d'une pensée au confluent du nationalisme canadien-français et du personnalisme, 1932-1948

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Université d'Ottawa | University of Ottawa

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Cette thèse propose une analyse du cheminement de la pensée d’André Laurendeau à la croisée du nationalisme canadien-français et de la philosophie personnaliste, de 1932 à 1948. L’étude porte en ce sens sur la synthèse originale que le jeune intellectuel montréalais s’évertue à formuler entre ses convictions nationalistes et son personnalisme, courant de pensée de la gauche catholique dont il s’approprie les principes lors d’un séjour d’étude en Europe de 1935 à 1937 de manière à leur faire épouser les contours de sa société d’origine. Il s’agit plus précisément, pour déconstruire cette synthèse, d’examiner l’évolution dans son esprit des questions nationale, sociale et religieuse au Canada français, du noeud qui les unit, ainsi que les manières dont ce cheminement se traduit en termes politiques. L’analyse s’étend aux écrits de Laurendeau, à sa vaste correspondance ainsi qu’à ses interventions sur la scène publique et à l’Assemblée nationale. Elle fait ressortir les paramètres structurants de sa pensée, la cohérence que gagne, au fil des années, son travail de synthèse entre deux courants de pensée qui ont généralement été perçus comme incompatibles dans l’histoire comme dans l’historiographie, ainsi que le projet de société dont ce travail est porteur.

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André Laurendeau, personnalisme, nationalisme canadien-français

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