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Pres d'un siècle au service des clercs: Étude de l'évolution et de l'héritage de la Société ecclésiastique de Saint-Michel, 1799--1886

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University of Ottawa (Canada)

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La Société ecclésiastique de Saint-Michel (SESM) est une société de secours mutuels établie dans le diocèse de Québec en 1799 afin de porter secours aux membres indigents du clergé. Sa création est le résultat de l'isolement dans lequel l'Église catholique canadienne s'est retrouvée au lendemain de la cession du Canada à la Grande-Bretagne par la France. La SESM a été modelée, dans sa première phase d'existence (1799 a 1834), par le haut clergé afin que ses ressources contribuent de manière immédiate à la croissance de l'appareil institutionnel. Quoique l'épiscopat et le bas-clergé aient des vues différentes à l'époque sur l'identité que la SESM doit adopter, la reproduction de la dynamique sociale de l'Église catholique canadienne-française au sein de cette Caisse a permis à l'épiscopat d'opérer la SESM selon une logique charitable. Cette façon d'agir perdurera tant et aussi longtemps que les circonstances le permettront. Ainsi, lorsque la situation de l'Église catholique canadienne-française change dans les années 1830, celle de la SESM en fait, réciproquement, autant. Le Renouveau religieux et ses effets précurseurs transforment de manière considérable la réalité catholique canadienne-française. L'appareil de l'Église entre dans une période de croissance inégalée et l'enjeu diocésain devient progressivement plus important. Les conséquences de ces changements affectent grandement la SESM au début de sa deuxième phase d'existence (1834 à 1876). En effet, les besoins de ses membres augmentent de plus en plus. En conséquence, le haut clergé ne peut plus opérer aussi librement au sein de la SESM puisque les ressources de cette dernière doivent maintenant être canalisées afin qu'elle puisse être en mesure d'offrir un soutien adéquat à ses adhérents indigents. Parallèlement à cela, la SESM fait face à la défection de ses membres montréalais qui choisissent de créer leur propre caisse ecclésiastique distincte. Suite aux efforts de ses administrateurs, la SESM s'adapte sensiblement à sa nouvelle réalité. Par la suite, ses dirigeants s'affairent à obtenir un acte d'incorporation pour assurer sa continuité et adoptent des mesures plus rigides, et parfois même inspirées de principes assurantiels, dans le but de faire prospérer l'organisation. Ces changements ne s'avèrent toutefois pas suffisants puisque la SESM est démantelée en 1876 pour laisser la place à de nouvelles caisses ecclésiastiques établies, maintenant, selon des bases diocésaines. Pour conclure, le développement de la mutualité religieuse au Québec a été intrinsèquement conditionné par les changements qui ont affectés l'Église catholique canadienne-française pendant le 19e siècle. C'est donc dans cette optique que le démantelement de la SESM doit être compris. En effet, l'Église catholique québécoise est en mutation dans la deuxième partie du 19e siècle. Le nombre de diocèses augmenté et les jeux de pouvoirs se jouent à de nouveaux niveaux. La séparation de la SESM constitue donc, dans un sens, son adaptation ultime à la nouvelle réalité catholique.

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Source: Masters Abstracts International, Volume: 48-05, page: 2711.

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