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Explorer le modèle d'intervention Niikaniganaw comme méthodologie d'apprentissage à la sécurisation culturelle en contexte urbain avec des personnes autochtones vivant ou affectées par le VIH

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Université d'Ottawa | University of Ottawa

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Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International

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Contexte : malgré les avancées médicales et les programmes de prévention innovants, les peuples autochtones au Canada (Premières Nations, Inuit, Métis) continuent d’être affectés de manière disproportionnelle par des taux élevés d’infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), y compris le VIH, comparativement à la population générale. Les facteurs historiques et actuels liés à la colonisation, incluant l’absence de soins de santé et de services sociaux de santé culturellement sécuritaires, semblent être la cause de cette disparité. But : explorer la le projet Niikaniganaw « Toutes mes relations » comme intervention potentielle d’apprentissage à la sécurisation culturelle pour décrire l’impact des pratiques culturelles autochtones à l’apprentissage à la sécurisation culturelle avec des personnes autochtones vivant ou affectées par le VIH, des intervenants de première ligne, ainsi que des personnes autochtones porteuses des savoirs traditionnels. Méthodes : l’étude a fait appel à la recherche communautaire participative relationnelle comme approche méthodologique, à laquelle ont été associées trois méthodes stratégiques qui sont complémentaires et interreliées, (1) l’ethnographie expérimentale, (2) l’analyse de données secondaires et (3) l’analyse d’un questionnaire quantitatif ont été utilisées pour décrire l’impact des pratiques culturelles autochtones à l’apprentissage à la sécurisation culturelle. Résultats : l’ethnographie expérimentale a mené à une transformation intellectuelle et personnelle qui ont conduit à la définition de la posture identitaire dans le cadre de l’intervention Niikaniganaw à titre de jeune chercheure francophone noire. Cette posture identitaire de chercheure influencera l’analyse de données secondaires de laquelle douze thématiques différentes permettent de décrire une perception des participants centrée sur l’individu à une compréhension collective de l’intervention. Cette compréhension collective repose sur le désir collectif d’être des alliés potentiels ou effectifs pour promouvoir et favoriser des soins de santé et des services sociaux de santé culturellement sécuritaires. Enfin, le questionnaire quantitatif montre que le changement structurel dans les milieux organisationnels pour une approche de sécurisation culturelle peut se révéler difficile. Toutefois, les participants issus de ces organisations peuvent agir comme outil de transmission et de mobilisation des connaissances développé dans le cadre de l’intervention Niikaniganaw. Conclusion : selon la perspective décoloniale de l’intervention Niikaniganaw, la création d’un espace culturellement sécuritaire est nécessaire pour accroître les capacités à offrir des soins de santé et services sociaux culturellement sécuritaires aux personnes autochtones vivant ou affectées par le VIH. Il est important d’innover la manière d’exposer les professionnels de la santé à l’apprentissage à la sécurisation culturelle avec des pratiques expérientielles, notamment les pratiques culturelles. Enfin, l’intervention Niikaniganaw montre la nécessité d’une transformation individuelle ancrée dans une approche collective pour promouvoir l’approche de sécurisation culturelle. Toutefois, la responsabilité de la transformation collective ne doit pas reposer uniquement sur la transformation individuelle.

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Keywords

Sécurisation culturelle, Personnes autochtones vivant ou affectées par le VIH, Milieu urbain, méthodes décoloniales, Inégalités sociales de la santé

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