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Sans différends, point d'harmonie : les règlements de conflit à Montréal aux XVIIe et XVIIIe siècles

dc.contributor.authorPaul, Josianne
dc.contributor.supervisorCellard, André
dc.date.accessioned2011-02-24T15:56:15Z
dc.date.available2011-02-24T15:56:15Z
dc.date.created2011
dc.date.issued2011
dc.degree.disciplinearts
dc.degree.leveldoctorate
dc.degree.namephd
dc.description.abstractSitué à la croisée de l’histoire et de la criminologie, ce travail a voulu se mettre à hauteur d’homme afin de comprendre comment les habitants de Montréal aux XVIIe et XVIIIe siècles géraient les situations conflictuelles potentiellement criminalisables auxquelles ils devaient faire face. Pour ce faire, un cadre théorique original a été élaboré à partir de la notion de situation-problème proposée par le criminologue Louk Hulsman. Cette approche interdisciplinaire a permis de déterminer qu’en milieu colonial la notion de crime ne fut jamais clairement définie. Pour la population, l’identification d’actes criminels se faisait à partir des valeurs chrétiennes, de même que par les interdits identifiés par l’État. Le concept de crime et sa gestion étaient des construits sociaux qui s’adaptaient aux besoins des colons et de l’administration royale. De ce fait, deux types de situation-problème existaient. D’une part, il y avait celles opposant les habitants entre eux, qu’il est possible de nommer situations-problèmes d’origine privée, et d’autre part, il y avait celles confrontant l’État à la désobéissance de ces sujets, lesquelles peuvent être qualifiées de situations-problèmes d’origine étatique. Les situations-problèmes d’origine privée naissaient dans la vie quotidienne et tournaient autour des valeurs sociales fondamentales qu’étaient l’honneur, la famille, le travail, la subsistance et la propriété. Pour résoudre leurs querelles, les colons avaient recours à divers modes de règlement de conflit, tel que la conciliation, la compensation ou les sanctions pénales. Pour leur part, les situations-problèmes d’origine étatique se produisaient lorsque les colons ne respectaient pas les limites imposées par l’État, lequel utilisait exclusivement le mode pénal pour les sanctionner. Il ressort de cette étude qu’en Nouvelle-France la justice n’était pas un phénomène purement institutionnel et que les colons faisaient la distinction entre le sentiment de justice et les services que pouvaient leur offrir les institutions judicaires présentes sur le territoire de la juridiction royale de Montréal. À partir des différents modes de résolution de conflit disponibles, les habitants, de même que l’administration royale, cherchaient d’abord et avant tout à atteindre la satisfaction durable des parties impliquées afin de maintenir l’harmonie sociale.
dc.embargo.termsimmediate
dc.faculty.departmentHistoire / History
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10393/19795
dc.identifier.urihttp://dx.doi.org/10.20381/ruor-4442
dc.language.isofr
dc.publisherUniversité d'Ottawa / University of Ottawa
dc.subjecthistoire de la Nouvelle-France
dc.subjectcriminalité
dc.subjectMontréal XVIIe siècle
dc.subjectMontréal XVIIIe siècle
dc.subjectcrime
dc.subjectcriminologie
dc.subjectLouk Hulsman
dc.subjectpluridisciplinarité
dc.subjectMontréal
dc.subjectHistoire
dc.subjectsituation-problème
dc.subjectHistoire du Canada
dc.titleSans différends, point d'harmonie : les règlements de conflit à Montréal aux XVIIe et XVIIIe siècles
dc.typeThesis
thesis.degree.disciplinearts
thesis.degree.levelDoctoral
thesis.degree.namephd
uottawa.departmentHistoire / History

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