Les éditeurs de livres en administration publique (1985-2015) : perspectives des directeurs de collection et des professionnels de l’édition sur la publication et l’avancement de la connaissance en administration publique au Canada
| dc.contributor.author | Nelson, Eric | |
| dc.contributor.supervisor | Paquette, Jonathan | |
| dc.date.accessioned | 2019-12-19T13:33:27Z | |
| dc.date.available | 2019-12-19T13:33:27Z | |
| dc.date.issued | 2019-12-19 | en_US |
| dc.description.abstract | Cette thèse examine la place du livre en administration publique au Canada entre 1985 et 2015 telle qu’entrevue dans les activités des éditeurs canadiens. La thèse considère la place du livre à travers une analyse approfondie du processus de publication. Elle vise à identifier les divers endroits où l’éditeur marque le livre d’une façon qui interpelle une réflexion en administration publique et porte ainsi une réflexion sur le livre comme inscripteur d’enjeux, de tensions et de tendances de la discipline. La publication est présentée comme un processus qui mobilise des capacités techniques de transaction autour du texte et qui révèle, ce faisant, des références au champ dans le but de valoriser le livre. Ancrée dans la pensée de Pierre Bourdieu, l’approche théorique de la thèse dénaturalise la classification formelle des champs et replace l’histoire des idées dans l’histoire (sociale) des éditeurs. La thèse s’inscrit dans la poursuite des réflexions sur la place du livre en administration publique initiées par les travaux de Sherwood (1990), de Kasdan (2012), de Meier et O’Toole (2012) de Gow et Wilson (2014). Tous ces travaux se sont interrogés sur la spécificité du livre en administration publique, par rapport à l’article, dans la poursuite d’un objet théorique, ainsi que sur sa place en tant que soutien/médium du savoir et de la discipline. Gow propose également une réflexion sur l’impact de la dualité théorie/pratique inhérente à l’héritage des pratiques éditoriales de l’Institut d’administration publique du Canada. La place du livre est problématisée par ces auteurs dans le contexte d’un débat bien connu, celui de la dualité entre chercheurs et praticiens. La thèse s’inscrit dans une perspective qui s’interroge sur le savoir académique en administration publique comme étant également le fruit des conditions matérielles et objectives des pratiques de production du savoir. Un protocole d’entrevue portant sur le processus de publication et la place du livre en administration publique au Canada a été administré à des directeurs de collection et des professionnels de l’édition actifs pendant la période examinée. En s’appuyant aussi sur un échantillon des titres publiés, cette thèse arrive à trois constats. D’abord, l’utilisation du livre en administration publique est située dans le partage des différents lieux de publication. Ce partage entre presses universitaires, unités de recherche et éditeurs privés est examiné à la lumière de ce qui est décrit, selon le cadre théorique, comme la présence hétéronome de l’État. Les commentaires recueillis révèlent une conscientisation des participants à l’égard du partage selon les types d’éditeurs qu’on retrouve en administration publique. Les commentaires pointent aussi vers des préoccupations à l’égard de l’intégrité conceptuelle de la discipline et font référence à l’influence de l’État dans la production intellectuelle. Ensuite, l’échantillon de livres constitué pour identifier les participants montre une concentration, au cours de la période étudiée, chez les presses universitaires des accès à la publication de livres. Enfin, cette concentration chez les presses universitaires, à la lumière du cadre théorique, permettrait en principe de confronter l'influence de l’État dans la production intellectuelle en administration publique. Il devient plus légitime, en fin de période, de remettre en question la nécessité d’ancrer le livre dans une ontologie commune pour la discipline, ainsi que dans la suprématie de l’événementiel par rapport à la durée. Ce phénomène de concentration chez les presses universitaires semble démontrer, il est argumenté en conclusion, quelques tendances indicatives d’une transformation épistémique dans le champ de l’administration publique au Canada, mais fait aussi état de quelques nuances. La thèse permet de mieux comprendre les enjeux du livre pour le développement de l’administration publique ainsi que de dresser un portrait de l’évolution de son utilisation au cours de la période examinée. Tout compte fait, l’édition en administration publique n’est pas une activité dépourvue d’influence pour le développement de la connaissance. | en_US |
| dc.identifier.uri | http://hdl.handle.net/10393/39977 | |
| dc.identifier.uri | http://dx.doi.org/10.20381/ruor-24216 | |
| dc.language.iso | fr | en_US |
| dc.publisher | Université d'Ottawa / University of Ottawa | en_US |
| dc.subject | champ de l'administration publique | en_US |
| dc.subject | édition de livres | en_US |
| dc.subject | épistémologie de l'État | en_US |
| dc.subject | production intellectuelle | en_US |
| dc.title | Les éditeurs de livres en administration publique (1985-2015) : perspectives des directeurs de collection et des professionnels de l’édition sur la publication et l’avancement de la connaissance en administration publique au Canada | en_US |
| dc.type | Thesis | en_US |
| thesis.degree.discipline | Sciences sociales / Social Sciences | en_US |
| thesis.degree.level | Doctoral | en_US |
| thesis.degree.name | PhD | en_US |
| uottawa.department | Études politiques / Political Studies | en_US |
