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« Je ne say s'ilz m'entendront en tioche, ou si je parlerai latin »: Metz, l'Empire et les langues à la fin du Moyen Âge

dc.contributor.authorMarineau-Pelletier, Amélie
dc.contributor.supervisorFianu, Kouky
dc.date.accessioned2013-09-30T20:46:51Z
dc.date.available2013-09-30T20:46:51Z
dc.date.created2013
dc.date.issued2013
dc.degree.disciplineArts
dc.degree.levelmasters
dc.degree.nameMA
dc.description.abstractÀ la fin du Moyen Âge, la ville de Metz, située à l’extrême ouest de l’espace impérial et à la limite des aires linguistiques allemande et française, se définissait à la fois par son caractère gallique et impérial. Dans un contexte où l’empereur Maximilien Ier de Habsbourg mit en place plusieurs transformations à la fois administratives et linguistiques auxquelles les États de l’Empire durent s’adapter, nous nous sommes intéressée à étudier la place qu’occupait cette ville romane au sein d’un empire qui se définissait de plus en plus par son caractère germanique. L’historiographie de la Lorraine, empreinte d’un lourd passé politique, a dépeint Metz, à la fin de la période médiévale, comme une ville complètement tournée vers le royaume de France. Or, les sources messines de cette époque présentent plutôt une ville tournée vers le Saint-Empire et qui entendait déployer les moyens nécessaires pour garantir ses droits et privilèges. Par le biais de l’étude de la ville de Metz, nous avons mené une réflexion sur la nature de la ville d’Empire au tournant de l’Époque moderne. Cette étude nous a permis d’illustrer les moyens mis en place par la cité de Metz pour s’adapter aux transformations de l’Empire et d’en expliquer les motivations. Les magistrats de la cité durent s’entourer d’un personnel qualifié tant par sa formation et son expérience que par la maitrise de la langue allemande pour s’assurer de mener à bien leurs négociations diplomatiques, garantir leurs droits et privilèges et maintenir le dialogue politique avec l’empereur. En parallèle, le gouvernement urbain mit en place une activité de la traduction régulière des lettres impériales de l’allemand au français pour traiter la correspondance qui arrivait désormais essentiellement en langue allemande. Par l’étude des pratiques linguistiques, nous avons apporté des nuances au lien entre construction d’identité, langue et espace politique. En effet, à la fin du Moyen Âge, il ne saurait être question d’une équivalence entre unité étatique et unité linguistique dans l’espace du Saint Empire, une entité plutôt polycentrique et plurilingue. Cependant, la langue revêt bel et bien un rôle politique et identitaire. Par extension, cette thèse a également permis de porter une réflexion sur l’applicabilité des concepts de pays d’entredeux et de frontière linguistique pour la période médiévale.
dc.embargo.termsimmediate
dc.faculty.departmentHistoire / History
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10393/26206
dc.identifier.urihttp://dx.doi.org/10.20381/ruor-3266
dc.language.isofr
dc.publisherUniversité d'Ottawa / University of Ottawa
dc.subjectMetz
dc.subjectSaint-Empire
dc.subjectLangues
dc.subjectTraduction
dc.subjectIdentité
dc.title« Je ne say s'ilz m'entendront en tioche, ou si je parlerai latin »: Metz, l'Empire et les langues à la fin du Moyen Âge
dc.typeThesis
thesis.degree.disciplineArts
thesis.degree.levelMasters
thesis.degree.nameMA
uottawa.departmentHistoire / History

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