La fiction et la non-fiction dans la littérature de génocide : le cas rwandais d'après Gil Courtemanche et Jean Hatzfeld
| dc.contributor.author | Shaiyen, Lucyll Tongnaan | |
| dc.contributor.supervisor | Labasse, Bertrand | |
| dc.date.accessioned | 2025-05-28T14:44:08Z | |
| dc.date.available | 2025-05-28T14:44:08Z | |
| dc.date.issued | 2025-05-28 | |
| dc.description.abstract | Notre recherche est placée dans le contexte de la répression ethnique et de la stéréotypie identitaire qui aboutissent au génocide rwandais d'avril, 1994. Le champ littéraire s'ouvre ainsi à des récits différents de ces événements tragiques, prenant des formes de fiction et de non-fiction. Cette thèse a pour but l'analyse comparée de la représentation fictionnelle du génocide rwandais, dans Un dimanche à la piscine à Kigali (2000) de Gil Courtemanche, et de la présentation factuelle du génocide rwandais à travers Dans le nu de la vie : récits des marais rwandais (2000) de Jean Hatzfeld. Nos objectifs incluent un examen des approches et moyens employés par les deux auteurs dans la narration de l'histoire du génocide. La question de la définition ou la redéfinition de fiction et de non-fiction et de la conformité ou de la non-conformité par rapport à des théories antérieures fait aussi l'objet de notre étude. La méthodologie employée repose sur les théories de la narratologie et de la rhétorique des tropes. Les indices d'ordre, de vitesse, de fréquence, de mode et de voix servent en tant que paramètres d'analyse narratologique dans les textes de notre étude. Ensuite, la rhétorique des tropes est mise en œuvre pour mettre en valeur le sens de ce que les auteurs cherchent à communiquer, autrement voilé dans les figures de style. La métaphore, la synecdoque, l'oxymore, la comparaison, l'euphémisme et le dysphémisme constituent le point de mire de l'analyse rhétorique dans les deux récits. Ces modalités discursives sont envisagées dans la perspective des recherches qui traitent des différences entre la fiction et la non-fiction. Cependant, plutôt que de tous les présenter formellement dans une section préalable, une partie des outils d'analyse et des notions est introduite de manière parallèle à l'étude du corpus. Cela veut dire que la théorie est vue ici à travers le prisme des textes. Alors qu'on pourrait dire que la vérité constitue le noyau du récit factuel, la réception de l'œuvre de fiction met plus d'accent sur sa qualité vraisemblable que sur la véracité. Cependant, Courtemanche et Hatzfeld font tous deux un effort pour persuader le lecteur que leurs sources sont crédibles, insistant ainsi sur la véracité du récit. Au cours de notre recherche, nous avons établi qu'une proximité entre la fiction et la non-fiction est illustrée par le caractère mimétique de la fiction, considérée comme une feinte calquée sur le réel. Ce lien entre les deux champs nous amène à la conclusion qu'il n'est pas seulement possible de réinventer l'horreur du génocide, mais aussi que la fiction pourrait révéler une vérité plus intense que la non-fiction, comme illustrée dans le contexte de cette étude. | |
| dc.identifier.uri | http://hdl.handle.net/10393/50524 | |
| dc.identifier.uri | https://doi.org/10.20381/ruor-31156 | |
| dc.language.iso | fr | |
| dc.publisher | Université d'Ottawa / University of Ottawa | |
| dc.rights | Attribution-NonCommercial 4.0 International | en |
| dc.rights.uri | http://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ | |
| dc.subject | Fiction | |
| dc.subject | non-fiction | |
| dc.subject | génocide | |
| dc.subject | Rwanda | |
| dc.subject | journalisme narratif | |
| dc.subject | narratologie | |
| dc.subject | rhétorique | |
| dc.title | La fiction et la non-fiction dans la littérature de génocide : le cas rwandais d'après Gil Courtemanche et Jean Hatzfeld | |
| dc.type | Thesis | en |
| thesis.degree.discipline | Arts | |
| thesis.degree.level | Masters | |
| thesis.degree.name | MA | |
| uottawa.department | Français |
