Leroy, Handy2024-05-312024-05-312024-05-31http://hdl.handle.net/10393/46297https://doi.org/10.20381/ruor-30385L'objet de cette thèse ce n'est pas la folie en tant que telle. Cette thèse est plutôt consacrée à l'étude des situations où des personnes font référence avec conviction à la folie pour qualifier la conduite d'autrui. Cette recherche qualitative a été menée en Haïti, plus précisément à Cap-Haïtien, et s'est intéressée aux processus fragiles par lesquels une personne est stabilisée dans un état de folie. Refusant toute forme d'essentialisme, ce travail aborde la folie sur le mode de l'épreuve et porte une attention soutenue aux capacités que les personnes assignées à un état de folie mettent en œuvre pour faire face au quotidien, contester les évaluations publiques qu'elles estiment injustes, et tenter de sortir de l'état de folie dans lequel elles sont assignées. En prenant au sérieux le mode d'engagement familier de ces personnes avec certains dispositifs, notamment celui destiné au maintien de la salubrité publique, cette thèse remet en question le déni des compétences morales dont disposent ces personnes.frAttribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 Internationalhttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/Haïticompétencesfolieépreuvesdispositifssanté mentaleLes compétences des personnes assignées à un état de folie à Cap-HaïtienThesis