Rioux-Beaulne, Mitia2011-05-302011-05-3020112011-05-30Science et Esprit 63(2).http://hdl.handle.net/10393/20037Par une analyse de l’argumentaire du troisième dialogue de l’Alciphron, cette étude propose d’observer la réaction de Berkeley à la naissance de l’esthétique philosophique moderne telle qu’elle se manifeste dans les théories du sens moral (Shaftesbury, Hutcheson). Il y est montré que, loin de s’intéresser aux arguments philosophiques qui sous-tendent ces théories pour eux-mêmes, Berkeley s’y livre à une attaque qu’on pourrait qualifier d’idéologique, c’est-à-dire en cherchant à faire voir que ces théories sont dangereuses pour l’ordre moral, social et religieux. Pour ce faire, il les traite comme des avatars de ce « matérialisme » qu’il juge impliqué dans toute la nouvelle philosophie, et contre lequel il élabore le programme d’une esthétique et d’une philosophie morale renouant avec le finalisme.frPlaisir sensible et beauté morale dans le troisième dialogue de l'Alciphron : Berkeley face à la naissance de l'esthétiqueArticle