Vibert, Stéphane2017-04-032017-04-032017-02-20http://circem.ca/revolution-et-souverainete/http://hdl.handle.net/10393/35951http://dx.doi.org/10.20381/ruor-20232Si la Révolution française se fait au nom du peuple, la réalité de celui-ci n’en finira pas de poser problème. Par-delà ses figures polysémiques, ce n’est pas seulement en tant que nouvel acteur politique que surgit le peuple dans l’espace public – « bas peuple » des villes, catégorie sociologique associant révolte socio-économique et revendications politiques –, mais surtout comme détenteur ultime de la souveraineté, « peuple-nation » incarnation de la liberté collective. Concept mystérieux, voire mystique, mais néanmoins indispensable et incontournable, le peuple reste indissociablement lié à l’interrogation permanente sur la nature de la démocratie moderne, jusqu’à la crise contemporaine qui touche nos « sociétés des individus », dans laquelle sa composition, son expression, ses frontières continuent de poser d’insolubles questions.frRévolution et souveraineté. L’idéalisation nécessaire du peuple.Working Paper