Giroux, Aline,Larocque, Cécile Noëlla.2009-03-232009-03-2320002000Source: Dissertation Abstracts International, Volume: 62-02, Section: A, page: 0545.9780612570535http://hdl.handle.net/10393/9118http://dx.doi.org/10.20381/ruor-7651Cette etude s'inscrit dans le mouvement actuel de professionnalisation de l'enseignement scolaire; elle arrive après plusieurs travaux dont le but était de déterminer si oui ou non, à quelles conditions, en vertu et en vue de quoi l'enseignement scolaire devrait chercher la reconnaissance juridico-sociale accordée aux professions. L'enseignement scolaire étant reconnu juridiquement comme profession, quel modèle de profession doit-il adopter? Autrement dit, quelle sorte de profession l'enseignement scolaire devrait-il devenir? L'un des traits distinctifs des professions est le fait qu'elles adoptent, au moins implicitement une perspective éthique. Quelle éthique serait la plus apte à inspirer et à orienter le travail d'enseignement scolaire? Les questions qui sont au centre de cette recherche sont de l'ordre des fins; c'est pourquoi cette réflexion se situe au niveau normatif. L'approche indiquée pour traiter de questions normatives est celle de la méthode théorique ou philosophique. Autrement dit, la démarche adoptée ici est une démarche spéculative, fondée sur des données empiriques et étayées par des données de terrain, mais dont le but est de dépasser la description des choses telles qu'elles sont pour tendre vers une meilleure conception de ces choses telles qu'elles pourraient, voire devraient être. La méthode théorique ou philosophique impose, comme démarche, les étapes d'une argumentation visant à démonter la validité et le bien-fondé de la thèse proposée. Dans l'esprit de plusieurs, la professionnalisation devait répondre à l'un des plus grands problèmes de l'enseignement: le manque de reconnaissance sociale. Mais l'expérience suggère que rien n'est moins certain. Dans les provinces où la création d'un ordre professionnel est un fait accompli, il reste à déterminer l'orientation du développement d'un tel Ordre. Quatre modèles professionnels font l'objet d'une analyse, sous l'aspect de leur éthique sous-jacente: le modèle des métiers, le modèle de mission sociale, le modèle rogérien de thérapie et le modèle des affaires. L'examen de ces modèles montre ce en quoi ils ne sauraient être pleinement adequats. En effet, ni l'éthique utilitaire, ni l'éthique du consensus social, ni l'éthique de la promotion de l'individualité ni la toute nouvelle éthique des affaires ne donne à la personne la place centrale qui doit lui revenir dans l'enseignement. Étant donné que les lacunes principales de l'éthique sous-jacente à chacun de ces modèles se situent dans la place reconnue à la personne, il importait de fonder cette étude sur une pensée dans laquelle le concept de personne est richement élaboré, et pour laquelle la personne occupe la place centrale. Emmanuel Mounier présente une telle pensée. L'étude de la pensée de Mounier en montre l'actualité et la pertinence pour le sujet choisi. Cette recherche offre quelques éclairages et quelques pistes pour l'élaboration d'une éthique de l'enseignement scolaire. (Abstract shortened by UMI.)261 p.Education, Vocational.La professionnalisation de l'enseignement scolaire : une perspective éthique.Thesis