Rochon, Anne2026-05-142026-05-14http://hdl.handle.net/10393/51656https://doi.org/10.20381/ruor-31954Cette thèse de maîtrise porte sur la dialectique de l’Un et du multiple, en particulier sur l’appel de l’agent catholique à être « dans le monde, mais pas du monde », soit à réconcilier sa croyance religieuse au contexte séculier d’une société occidentale. Cette réconciliation s’opère par un arrimage de la théologie à la philosophie. La thèse propose d’éprouver le monothéisme moniste de Charles Taylor, tel que déployé dans la cinquième partie de L’âge séculier, qui porte sur les conditions de la croyance. Elle propose notamment d’évaluer la mesure dans laquelle la position de Taylor permet à l’agent catholique de remplir sa vocation de fidèle laïc. Structurée en cinq chapitres, la thèse aborde premièrement le monisme dans la théologie catholique, tel qu’on le trouve chez Augustin d’Hippone et Thomas d’Aquin. Deuxièmement, elle présente un survol de quelques philosophies monistes triées sur le volet. Troisièmement, elle étudie les implications philosophiques et théologiques du monothéisme moniste de Charles Taylor et en évalue les limites pratiques, surtout dans le cas de dilemmes moraux. La thèse présente ensuite trois interprétations alternatives de la dialectique de l’Un et du multiple, soit les monothéismes pluramoniste, pluraliste et nihiliste, avant d’en dresser les limites. Pour terminer, elle propose une voie jugée optimale, soit le monothéisme non moniste. Ce dernier permet le mieux à l’agent de remplir sa vocation de fidèle laïc et de réconcilier les tensions entre la théorie et la pratique ainsi qu’entre la transcendance et l’immanence.frcatholicismemonismenon-monismephronésissécularitéTaylorthomisme"Dans le monde, mais pas du monde" : critique du monothéisme moniste de Charles Taylor