Guillaume, Iseraline2023-05-102023-05-102023http://hdl.handle.net/10393/44915https://doi.org/10.20381/ruor-29121L’itinérance chez les femmes est longtemps restée dans l’ombre, car très peu de recherches empiriques l’ont examinée (La Rue des femmes de Montréal, 2010 ; Bourque, Grenier et collab., 2019 ; Flynn, Turcotte et collab., 2020). Par conséquent, elle reçoit très peu d’attention des politiques sociales visant à la combattre. Or, les obstacles systémiques auxquels font face les femmes diffèrent de ceux des hommes en situation d’itinérance (Gélineau, Dupéré et collab., 2015). Cela dit, lorsque ce problème est abordé, un survol de la littérature sur ce sujet révèle que, très souvent, une lecture homogène en est faite. Cela traduit un certain mépris pour les spécificités des différentes catégories de femmes en situation d’itinérance, ce qui contribue grandement à renforcer leur invisibilité au sein de la société. Ce mémoire présente un bilan critique des connaissances sur les réalités des femmes canadiennes et, plus particulièrement, des québécoises vivant dans un contexte d’itinérance. À partir d’une analyse thématique de la littérature et en recourant à l’approche féministe intersectionnelle, le mémoire présente d’abord les facteurs structurels qui peuvent mener cette population à la rue. Il enchaîne ensuite avec les différentes réalités et défis auxquels ces femmes font face quotidiennement dans leur trajectoire de rue. Enfin, les différentes ressources disponibles pour aider cette population sont discutées. En conclusion, au lieu de présenter de nouvelles recommandations, le mémoire prend appui sur les recommandations existantes afin d’encourager les acteurs politiques et les intervenant-es communautaires à revoir leurs pratiques selon les principes de l’intervention féministe intersectionnelle, ainsi qu’à prendre en compte la pratique réflexive dans leur façon d’appréhender le problème, en vue de mieux accompagner les femmes itinérantes.frAnalyse intersectionnelle de la littérature sur l’itinérance des femmes au Québec : Pour un accompagnement plus inclusifResearch Paper