Cellard, André,Thifault, Marie-Claude2013-11-072013-11-0720032003Source: Dissertation Abstracts International, Volume: 64-01, Section: A, page: 0252.http://hdl.handle.net/10393/28970http://dx.doi.org/10.20381/ruor-12706L'enfermement des femmes au Québec raconte le vécu asilaire de toutes celles qui ont ete internées a St-Jean-de-Dieu au cours des années 1873 à 1921. Excessives, euphoriques, mélancoliques ou cataléptiques, les folles de St-Jean-de-Dieu perturbent, indignent et exasperent tous ceux qu'elles cotoient. Animées par des délires, des hallucinations ou des idées de persécutions, menaçantes, violentes et incontrôlables, elles ont été enfermées pour folie. Les expériences pré-asilaire, asilaire et post-asilaire des femmes internées à St-Jean-de-Dieu nous ont surtout ete révelées par les témoignages des membres de leur famille. Une correspondance passionnante, colligée dans les dossiers médicaux, nous a permis de mettre à jour le quotidien de plusieurs familles souvent dépassées par la responsabilité qu'incombe la garde d'une alienée. Malgré les tourments, les peurs, les chagrins et les angoisses que leur faisait vivre leur malade, remarquablement, les époux, les mères, les soeurs ou les enfants, ayant demande l'internement de leur folle, réclamaient rapidement son retour a la maison et cela malgre sa faible contribution au soutien de la cellule familiale. Aussi nombreuses que les hommes a partager l'espace de la cité asilaire, elles n'ont cependant pu bénéficier de la même attention médicale qu'eux. Internées pour idiotie, folie ou démence, tout comme leur vis-a-vis masculin, elles étaient toutefois considérées comme des patientes de deuxième classe et elles ont été traitées avec moins de soins que la clientèle masculine. S'il n'avait été de l'obstination des familles des aliénées à demander des bilans de santé mentale et a réclamer leur retour au sein du noyau familial, aucune note médicale ne témoignerait de l'évolution mentale des femmes internées pour folie. C'est dire que la majorité des femmes internées à St-Jean-de-Dieu, sans ressource externe, était oubliée derrière les murs asilaires et avait peu d'espoir de quitter un jour cet univers clos. Plus du tiers des patientes de la Longue-Pointe ont, cependant, pu échapper à ce triste scénario asilaire grâce a l'attention et au soutien de leur famille. Les femmes ont été marquées de façon plus significative que les hommes par l'inefficacité du systême asilaire, tel qu'il a existe à la fin du 19e et au cours des premières décennies du 20e siècle.338 p.frHistory, Canadian.L'enfermement asilaire des femmes au Québec: 1873--1921Thesis