Kenadid Bihi, Assouan2021-02-182021-02-182020http://hdl.handle.net/10393/41795https://doi.org/10.20381/ruor-26017Chaque fois que la Somalie est évoquée, que ce soit dans les écrits ou publications de nature diverse ou dans les propos de tous les jours, la notion la plus largement répandue est que la Somalie est un des rares pays de l’Afrique composés d'une population homogène . Cependant, ceci est une fausse affirmation popularisée par les figures dominantes de l’érudition somalienne . En effet, depuis la création en 1960 de cet État situé dans la Corne d’Afrique, la devise nationale fut que ce pays possède « une seule langue, un seul peuple, une seule religion »3. Mais cette déclaration politique qui sonne comme un slogan est loin de la réalité. Bien plus que cela, cette affirmation masque la réalité de la présence de nombreux groupes ethniques non somalis dans leurs identités culturelles de base, et qui d’ailleurs représentent une grande partie de la population somalienne. Cela signifie également que les groupes minoritaires en Somalie ont été rendus invisibles sur toutes les plateformes nationales et, de ce fait, fortement vulnérabilisées. Dans ce travail de recherche, nous allons traiter de la question de la vulnérabilité des minorités claniques en Somalie. Plus précisément, ce travail de recherche vise à analyser ce problème sous l’optique de la théorie du droit des minorités de Will Kymlicka qui propose des solutions à l’encontre de la vulnérabilisation socio-économique et politique des groupes minoritaires dans les États multinationaux et polyethniques.frWill Kymlicka et la vulnérabilité des clans minoritaires en SomalieResearch Paper