Thaler, Marine Maï-Lan2025-04-292025-04-292025-04-29http://hdl.handle.net/10393/50391https://doi.org/10.20381/ruor-31059Depuis les années 2000, les gouvernements de la République Populaire de Chine (RPC) ont pris l’initiative d’encourager les communautés bouddhistes chinoises à participer davantage à des échanges avec des communautés bouddhistes de par le monde. Ces gestes s’inscrivent en fait dans la poursuite d’une « diplomatie bouddhiste », soit une stratégie d’instrumentalisation du bouddhisme visant à amener des publics étrangers à aligner leurs intérêts sur ceux de l’État chinois, lesquels sont dictés par le Parti Communiste de Chine (PCC). Sous le gouvernement de Xi Jinping, qui prend la tête du Parti en 2012, cette stratégie est élargie, renforcée et actualisée pour soutenir les nouvelles priorités de la politique étrangère chinoise. Pourtant, le PCC demeure un parti athéiste, qui interdit à ses membres de pratiquer une quelconque religion et impose une politique répressive et parfois très violente vis-à-vis de certains groupes religieux. Comment expliquer que l’État chinois soit à l’origine d’une diplomatie religieuse, alors qu’il est gouverné par un tel parti ? Dans cette thèse, j’explique en quoi la diplomatie bouddhiste est une stratégie élaborée par le PCC pour accroître son influence auprès des publics étrangers, motivée par un besoin d’améliorer l’image de la Chine à l’international et par une volonté d’exercer une forme d’influence qui privilégie l’attraction, l’incitation et la cooptation sur l’exercice de contraintes, modelée sur la politique du Travail de Front Uni. En outre, je démontre en quoi la diplomatie bouddhiste chinoise repose en grande partie sur un travail de communication, combinant une valorisation de la dimension culturelle du bouddhisme avec la diffusion de récits stratégiques qui visent à susciter, chez les publics étrangers, un sentiment d’affinité et de communauté avec les bouddhistes de Chine. Cette thèse est centrée sur le cas des pays de l’Asie du Sud-Est où le bouddhisme est une des principales religions, voire la religion dominante, à savoir le Cambodge, le Laos, la Malaisie, le Myanmar, Singapour, Taïwan, la Thaïlande et le Vietnam.frAttribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 Internationalhttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/Diplomatie religieuseBouddhismeTravail de Front Unistratégies d'influenceRépublique Populaire de ChineAsie du Sud-EstTaïwanL’instrumentalisation du bouddhisme comme outil d’influence dans la diplomatie de la République Populaire de Chine envers les pays d’Asie du Sud-Est, sous Xi JinpingThesis