Nyinawumuntu, Céline2022-12-192022-12-192022-12-19http://hdl.handle.net/10393/44404http://dx.doi.org/10.20381/ruor-28611À notre époque de mutations sans précédent et mondialisée en rapport au climat, aux biotechnologies, à la mondialisation, etc., nos collectivités ont besoin d’espaces de concertation et d’action en commun. L’histoire des relations internationales est teintée de rapports d’annexion, de colonisation, d’empire, etc. L’ONU incarne de nouvelles tentatives de cohabitation et se veut un espace qui incarne une voix pour tous les États. Ce travail questionne le fonctionnement de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l’ONU et veut savoir si, par ces instances, l’ONU satisfait aux conditions de pluralité ; égalité, distinction, indispensables à l’instauration d’un monde commun selon la conception d’Hannah Arendt. Le concept de pluralité dans un horizon de monde commun arendtien permet d’envisager un dialogue et une action en commun sans domination, sans homogénéisation ou universalisme abstraite, etc. Les résultats de ce travail de recherche démontrent qu’il reste du chemin à faire. En effet, l’Assemblée incarne l’ouverture à la diversité d’États qui sont en principe égaux, mais est aux prises avec les intérêts et volontés nationaux. Quant au Conseil de sécurité, celui-ci n’incarne ni l’égalité ni l’ouverture à la diversité et est le terrain de jeux d’intérêts et volontés particuliers. Il nous semble en fin de parcours qu’il serait urgent et nécessaire de réfléchir à la question de la souveraineté des États dans un contexte d’action à plusieurs.frHannah ArendtONUL’ONU: ESPACE D’ACTION POUR « LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE » EN VUE D’UN MONDE COMMUN ? Réflexion éthique sur l’ONU comme espace de dialogue et d’action collective soutenue par le concept arendtien de monde communThesis