Pronovost, Étienne2026-01-132026-01-132026-01-13http://hdl.handle.net/10393/51257https://doi.org/10.20381/ruor-31672Le présent mémoire de maîtrise s’intéresse à la théorie noétique des causes concourantes du théologien et philosophe dominicain Jacques de Metz (†1301?). Cette théorie est présentée à la question deux, distinction dix-sept, du livre deux de son Commentaire des Sentences. Dans cette question, l’auteur se demande si la faculté active de l’intellect – l’intellect agent – laisse quelque chose de lui-même dans l’objet présent dans l’âme – le phantasme – pour que ce dernier puisse actualiser la faculté passive de l’intellect, l’intellect possible. Dans cette optique, nous commençons (chapitre 1) par contextualiser la noétique médiévale et le problème de l’interaction entre deux agents ontologiquement hétérogènes : l’intellect et le phantasme. Ensuite (chapitre 2), nous présentons et discutons en détail de la noétique de Jacques. Selon ce dernier, l’intellect agent et le phantasme agissent de concours pour actualiser l’intellect possible, de sorte qu’ils sont tous deux causes de l’acte cognitif. Comme nous le verrons au chapitre 3, cette position se rapproche de celle du franciscain Jean Duns Scot (c. 1266-1308) qui est lui aussi connu pour avoir défendu la théorie des causes concourantes en noétique. C’est pourquoi nous faisons une étude comparative de la position des deux auteurs afin d’en tirer les points communs et les points divergents. Cela nous permet, enfin, de discuter du statut historique de la théorie noétique des causes concourantes. En ce sens, l’objectif général du présent travail est de dresser un portrait compréhensif de la noétique de Jacques de Metz et du contexte dans laquelle elle s’insère.frJacques de MetzNoétiqueCausalité concouranteIntellect agentPhantasmeJean Duns ScotPhilosophie médiévaleLa causalité concourante en noétique : étude de la q. 2, d. 17, du livre II des Sentences de Jacques de MetzThesis