Reid, Jeffrey2017-03-312017-03-312011978-2-9534256-5-9http://hdl.handle.net/10393/35937https://doi.org/10.20381/ruor-20218Un examen de comment Rousseau apparaît dans les fragments rédigés par Friedrich Schlegel dans le journal Athenäum, organe du premier romantisme allemand, montre bien à quel point l’acceptation du philosophe au sein de ce mouvement reste ambigüe voire même ironique. Bien que Schlegel reconnaisse le caractère révolutionnaire du verbe rousseauiste, c’est-à-dire l’action « chimique » propre à son caractère français exprimée à travers une « rhétorique matérielle sublime », l’expression autobiographique de Rousseau se trouve critiquée pour son solipsisme pathologique, une instance du libre auto-positionnement du Moi=Moi fichtéen mais dépourvu du choc en retour du Non-moi. Or c’est précisément cet élément d’altérité qui s’avère essentiel au dynamisme ironique qui anime l’universalité progressive de la poésie romantique. Selon Schlegel, la mise-à-l’écart de l’Autre chez Rousseau est surtout en évidence dans l’attitude fatalement exclusive qu’il manifeste envers les femmes.frFr. SchlegelRousseauRomantismeironieFichteRousseau et la poésie romantique de Friedrich Schlegel : le philosophe dans les fragments de l’AthenäumArticle